Je n’ai plus à me soucier de mon corps ; je me contenterai de distribuer le trésor que je possède. Je tournerai mon regard vers la vérité céleste : les affaires du monde m’ont lassé. Ici, rien ne mérite d’être emporté avec nous ; rien ne vaut que nous y consacrions notre vie ; tout est faux. Dans les naissances et les renaissances, la souffrance ne cesse pas ; dans le monde, nous sommes toujours malheureux. Si rester assis dans un bateau nous mène au terme de notre traversée, qui pourrait s’épuiser à ramer de ses bras ? Tuka dit : voilà l’essentiel ; traverse le monde comme quelqu’un assis dans un bateau.
Hindouisme
Tukaram, Poème 814
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire