Le corps est un réceptacle de douleur, une chambre de maladie, un recoin nauséabond ; rien n’est aussi abominable. Le corps est noble, un amas de délices ; c’est le corps qui a trouvé la voie et atteint l’Esprit primordial. Le corps est une fosse de corruption, un piège de désir illusoire. Le péché a ses racines dans le corps, la destruction le pénètre tout entier. Le corps est parfaitement pur, le trésor des trésors ; c’est le corps qui rompt les liens du monde, Dieu y demeure avec joie. Le corps est une créature façonnée par l’ignorance, une masse de qualités mauvaises ; la misère y habite, aucune qualité bonne ne s’y trouve. Ne donne pas de plaisir au corps, ne le torture ni ne l’abandonne ; il n’est ni bon ni mauvais, dit Tuka ; tourne-toi avec ferveur vers le culte de Hari.
Hindouisme
Tukaram, Poème 810
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire