Frère, voici une maison de repos où la nourriture est offerte gratuitement ; des lieux où boire sont aménagés partout ; la route est pleine de pèlerins venus satisfaire leur désir d’un agréable repas. Tous ceux qui viennent peuvent en prendre leur part. Sadasiva a pris les dispositions nécessaires pour que cela ne cesse jamais. Mais, pour en être digne, tu dois être saint ; aussi, d’un cœur pur, criez tous « Hari » ! Ce n’est pas une vérité évidente, ni une vérité qui se passe du témoignage des quatre Vedas ; elle ne vous laissera pas suivre les vanités de vos propres mentaux. Elle est plus petite qu’un atome. Elle est plus grande que la grandeur même, puisqu’elle est l’esprit témoin du monde. Ce nom de Hari est préparé comme une soupe pour rassasier le ventre du monde ; reposez-vous à l’ombre de cet arbre céleste. C’est une nourriture qui nourrira toutes les castes ; criez donc : Hara ! Hara ! Dieu tout-puissant ! Tuka, le serviteur de Hari, est le chef du village ; tous les autres sont des crieurs. Venez, prosternons-nous au pied de la flèche du temple ; maintenant que nous avons vu Vasudeva, voici le plus saint moment du printemps.
Hindouisme
Tukaram, Poème 690
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire