Hindouisme

Tukaram, Poème 573

Que perdra celui qui t’honore ? Que gagnera celui qui ne T’honore pas ? Nous verrons Vitthala en toute chose ; qu’il demeure dans notre mental sous la forme qui lui plaît. Ceux qui sont esclaves du monde bavardent vainement selon leur propre point de vue ; parmi eux, les uns Te louent, les autres te blâment, ô Panduranga, dit Tuka.
J’ai trouvé une mer d’amour, un flot inépuisable ; j’ai ouvert un trésor de connaissance spirituelle, qui répand l’éclat d’un million de soleils, surgis dans l’âme de Tes adorateurs. À l’improviste, sans effort, j’ai entendu le secret éternel, j’ai appris à connaître Dieu. La semence de la haute union était enveloppée dans mon propre destin. J’ai maintenant contemplé celui dont la vue est toute bonté, une mer de bon augure, le pouvoir suprême des paroles mystiques. J’ai atteint celui dont le nom est nectar, dont la nature est pure, dont l’intellect est libre de toute passion. La joie même de la paix et de la compassion se trouve dans cette joie qui accompagne la connaissance de l’être et de Dieu connaissant ; ainsi le déclare Pundalika. Voyez ! Pandhari a dévoilé les délices d’une joie infinie !
Je ne connais pas moi-même l’étape au-delà du désir dont les fidèles ont besoin ; je ne connais pas la fraternité universelle des êtres vivants. Tuka dit : ô Seigneur de Pandhari, laisse-moi désormais demeurer auprès des saints !

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire