Hindouisme

Tukaram, Poème 433

À qui pourrais-je m’adresser sinon à Toi, ô Nārāyaṇa ?
Qui exaucera mes désirs ? Prends-moi contre Ton
sein, ô mère miséricordieuse ! Ne tiens pas compte de Toi-même.
Je n’ai aucune force propre, je ne sais pas
comment vous m’aiderez. Je suis retenu par ce
poids qui m’entrave. Donne-moi ce qui m’appartient, ô
Dieu — la réserve que Tu as mise de côté pour moi ;
je ne forme pas d’autre désir, ni de désir extravagant. Je ne
Te poursuis pas en fanfaron ; je n’emploie pas d’autres paroles que
les tiennes. Fais venir des arbitres pour trancher entre nous ;
il convient que Tu ne tardes pas. Je ne traiterai pas
avec Toi par la violence, ô Gopāla. Tukā dit : je tombe à Tes
pieds ; ô, libère mon cou.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire