Hindouisme

Vedanta pratique et autres conférences — Le secret révélé

(Prononcée à Los Angeles, Californie, le 5 janvier 1900)
Quelle que soit la direction dans laquelle nous nous tournions pour essayer de comprendre les choses dans leur réalité, si nous les analysons assez loin, nous découvrons qu’en définitive nous aboutissons à un état de choses singulier, qui semble contradictoire : quelque chose que notre raison ne peut saisir et qui pourtant est un fait. Nous prenons quelque chose — nous savons que c’est fini ; mais dès que nous commençons à l’analyser, cela nous conduit au-delà de notre raison, et nous ne trouvons jamais la fin de toutes ses qualités, de ses possibilités, de ses pouvoirs, de ses relations. Cette chose est devenue infinie. Prenons même une fleur ordinaire, qui est bien finie ; mais qui peut dire qu’il sait tout de cette fleur ? Il est impossible à quiconque d’épuiser la connaissance de cette seule fleur. La fleur est devenue infinie — cette fleur qui, au départ, était finie. Prenons un grain de sable. Analysons-le. Nous commençons par supposer qu’il est fini, et nous découvrons finalement qu’il ne l’est pas, qu’il est infini ; pourtant, nous l’avons considéré comme fini. Nous traitons de même la fleur comme quelque chose de fini.
Ainsi en va-t-il de toutes nos pensées et de toutes nos expériences, physiques et mentales. Nous pouvons commencer, pensons-nous, à petite échelle, et les saisir comme de petites choses ; mais très vite, elles échappent à notre connaissance et plongent dans l’abîme de l’infini. Et la première chose, la plus importante, que nous percevons, c’est nous-mêmes. Nous sommes également confrontés au même dilemme quant à l’existence. Nous existons. Nous voyons que nous sommes des êtres finis. Nous vivons et nous mourons. Notre horizon est étroit. Nous sommes ici, limités, face à l’univers qui nous entoure. La nature peut nous anéantir en un instant. Nos petits corps ne tiennent ensemble que de justesse, prêts à se désagréger à tout moment. Nous le savons. Dans le domaine de l’action, comme nous sommes impuissants ! Notre volonté est contrariée à chaque détour. Tant de choses que nous voulons faire, et si peu que nous puissions accomplir ! Notre volonté ne connaît pas de limites. Nous pouvons tout vouloir, tout désirer, nous pouvons souhaiter nous rendre jusqu’à l’étoile du Chien. Mais combien peu de nos désirs peuvent se réaliser ! Le corps ne le permet pas. Eh bien, la nature s’oppose à la réalisation de notre volonté. Nous sommes faibles. Ce qui est vrai de la fleur, du grain de sable, du monde physique et de toute pensée, l’est cent fois davantage de nous-mêmes. Nous sommes également confrontés au même dilemme de l’existence : être finis et infinis à la fois. Nous sommes comme des vagues dans l’océan ; la vague est l’océan et pourtant elle n’est pas l’océan. Il n’est aucune partie de la vague dont vous ne puissiez dire : « C’est l’océan. » Le nom « océan » s’applique à la vague aussi bien qu’à toutes les autres parties de l’océan, et pourtant la vague est distincte de l’océan. Ainsi, dans cet océan infini de l’existence, nous sommes comme de petites vagues. En même temps, lorsque nous voulons vraiment nous saisir nous-mêmes, nous ne le pouvons pas — nous sommes devenus l’infini.
Nous semblons marcher dans des rêves. Les rêves ont leur place dans un mental de rêve ; mais dès que vous voulez en saisir un, il s’évanouit. Pourquoi ? Non pas qu’il fût faux, mais parce qu’il dépasse le pouvoir de la raison, le pouvoir de l’intellect à le comprendre. Tout, dans cette vie, est si vaste que l’intellect n’est rien en comparaison. Tout cela refuse de se laisser enfermer dans les lois de l’intellect ! Cela se rit des liens que l’intellect veut déployer autour de lui. Et c’est mille fois plus vrai encore de l’âme humaine. « Nous-mêmes » — voilà le plus grand mystère de l’univers.
Comme tout cela est merveilleux ! Regardez l’œil humain. Il peut être détruit si facilement, et pourtant les plus grands soleils n’existent que parce que vos yeux les voient. Le monde existe parce que vos yeux attestent qu’il existe. Songez à ce mystère ! Ces pauvres petits yeux ! Une lumière vive, ou une épingle, peut les détruire. Pourtant, les engins de destruction les plus puissants, les cataclysmes les plus puissants, les existences les plus merveilleuses — des millions de soleils, d’étoiles, de lunes et de planètes — dépendent, pour exister, de ces deux petites choses, et doivent être attestés par elles ! Elles disent : « Nature, tu existes », et nous croyons que la nature existe. Il en va de même pour tous nos sens.
Qu’est-ce que cela ? Où est la faiblesse ? Qui est fort ? Qu’est-ce qui est grand et qu’est-ce qui est petit ? Qu’est-ce qui est élevé et qu’est-ce qui est bas, dans cette merveilleuse interdépendance de l’existence où le plus petit atome est nécessaire à l’existence du tout ? Qui est grand et qui est petit ? Impossible de le découvrir ! Et pourquoi ? Parce que rien ni personne n’est grand, et rien ni personne n’est petit. Toutes choses sont pénétrées par cet océan infini ; leur réalité est cet infini ; et tout ce qui se trouve à la surface n’est que cet infini. L’arbre est infini ; tout ce que vous voyez ou ressentez l’est aussi — chaque grain de sable, chaque pensée, chaque âme, tout ce qui existe est infini. L’infini est fini et le fini est infini. Telle est notre existence.
Cela peut être tout à fait vrai, mais, pour l’instant, cette aspiration à l’Infini est, pour la plupart, inconsciente. Ce n’est pas que nous ayons oublié notre nature infinie : personne ne peut jamais l’oublier. Qui peut jamais penser qu’il puisse être anéanti ? Qui peut penser qu’il mourra ? Personne ne le peut. Toute notre relation à l’Infini agit en nous inconsciemment. Ainsi, d’une certaine manière, nous oublions notre être véritable, et c’est de là que vient toute cette souffrance.
Dans la vie quotidienne, nous sommes blessés par de petites choses ; de petits êtres nous asservissent. La souffrance vient de ce que nous nous croyons finis — de petits êtres. Et pourtant, qu’il est difficile de croire que nous sommes des êtres infinis ! Au milieu de toute cette souffrance et de tous ces tourments, alors qu’une petite chose peut me faire perdre l’équilibre, il me faut veiller à croire que je suis infini. Et, en réalité, nous le sommes ; consciemment ou inconsciemment, nous recherchons tous quelque chose d’infini ; nous cherchons sans cesse quelque chose qui soit libre.
Il n’y a jamais eu de race humaine qui n’ait eu de religion et adoré une sorte de Dieu ou de dieux. Que le Dieu ou les dieux aient existé ou non, la question n’est pas là ; mais quelle est l’analyse de ce phénomène psychologique ? Pourquoi le monde entier cherche-t-il à trouver un Dieu ? Pourquoi ? Parce qu’en dépit de tous ces liens, en dépit de la nature et de cette formidable énergie de la loi qui nous broie sans jamais nous laisser nous tourner d’un côté ou de l’autre — où que nous allions, quoi que nous voulions faire, cette loi, présente partout, nous barre la route — l’âme humaine n’oublie jamais sa liberté et ne cesse de la rechercher. La quête de la liberté est la quête de toutes les religions ; qu’elles le sachent ou non, qu’elles puissent l’exprimer bien ou mal, l’idée est là. Même l’homme le plus humble, le plus ignorant, cherche quelque chose qui ait pouvoir sur les lois de la nature. Il veut voir un démon, un fantôme, un dieu — quelqu’un qui puisse soumettre la nature, pour qui la nature ne soit pas toute-puissante, pour qui il n’y ait pas de loi. « Ah, si seulement quelqu’un pouvait enfreindre la loi ! » Tel est le cri qui jaillit du cœur humain. Nous cherchons toujours quelqu’un qui enfreigne la loi. La locomotive file à toute vitesse sur les rails ; le petit ver rampe pour s’écarter de son chemin. Nous disons aussitôt : « La locomotive est une matière inerte, une machine ; le ver, lui, est vivant », parce que le ver a tenté d’enfreindre la loi. La locomotive, avec toute sa puissance et toute sa force, ne peut jamais enfreindre la loi. Elle est faite pour aller dans la direction que l’homme veut lui faire prendre, et elle ne peut faire autrement ; mais le ver, aussi petit et insignifiant qu’il fût, a tenté d’enfreindre la loi et d’éviter le danger. Il a essayé de s’affirmer contre la loi, d’affirmer sa liberté ; et c’était là le signe du futur Dieu en lui.
Partout, nous voyons cette affirmation de la liberté, cette liberté de l’âme. Elle se reflète dans chaque religion sous la forme de Dieu ou des dieux ; mais tout cela est encore extérieur — pour ceux qui ne voient les dieux qu’à l’extérieur. L’homme décida qu’il n’était rien. Il craignait de ne jamais pouvoir être libre ; aussi se mit-il à chercher quelqu’un, hors de la nature, qui fût libre. Puis il pensa qu’il existait de nombreux êtres libres de cette sorte, et peu à peu il les fondit tous en un seul Dieu des dieux et Seigneur des seigneurs. Même cela ne le satisfit pas. Il s’approcha un peu plus de la vérité, un peu plus près ; puis, peu à peu, il découvrit que, quel qu’il fût, il était d’une certaine manière lié au Dieu des dieux et Seigneur des seigneurs ; que, bien qu’il se crût lié, inférieur et faible, il était en quelque sorte lié à ce Dieu des dieux. Alors des visions lui vinrent ; la pensée s’éveilla et la connaissance progressa. Il commença à se rapprocher de plus en plus de ce Dieu, et finit par découvrir que Dieu et tous les dieux, tout ce phénomène psychologique lié à la recherche d’une âme libre et toute-puissante, n’étaient que le reflet de l’idée qu’il se faisait de lui-même. Enfin, il découvrit qu’il n’était pas seulement vrai que « Dieu a créé l’homme à Son image », mais qu’il était également vrai que l’homme avait créé Dieu à Son image. Cela fit surgir l’idée de la liberté divine. L’Être divin avait toujours été à l’intérieur, le plus proche de ce qui est proche. Nous l’avions toujours cherché à l’extérieur, pour découvrir enfin qu’Il se trouve au plus profond de notre cœur. Vous connaissez peut-être l’histoire de l’homme qui prit les battements de son propre cœur pour quelqu’un frappant à la porte ; il alla ouvrir, mais ne trouva personne, et retourna donc à sa place. De nouveau, il lui sembla entendre frapper à la porte, mais il n’y avait personne. Alors il comprit que c’étaient les battements de son propre cœur, qu’il avait pris pour des coups frappés à la porte. De même, après sa quête, l’homme découvre que cette liberté infinie qu’il plaçait sans cesse, par l’imagination, dans la nature extérieure, est le sujet intérieur, l’éternelle Âme des âmes ; cette Réalité, lui-même.
Ainsi, il finit par reconnaître cette merveilleuse dualité de l’existence : le sujet, infini et fini à la fois — l’Être infini est aussi cette même âme finie. L’Infini est, pour ainsi dire, pris dans les mailles de l’intellect et semble se manifester sous la forme d’êtres finis, mais la réalité demeure inchangée.
La vraie connaissance consiste donc à savoir que l’Âme de nos âmes, la Réalité qui est en nous, est Cela qui est immuable, éternel, toujours bienheureux, toujours libre. C’est le seul fondement solide sur lequel nous puissions nous tenir.
C’est donc la fin de toute mort, l’avènement de toute immortalité, la fin de toute souffrance. Et celui qui voit l’Un au milieu des nombreux, cet Un immuable dans l’univers changeant, celui qui le voit comme l’Âme de son âme, celui-là seul connaît la paix éternelle.
Et, au plus profond de la souffrance et de la déchéance, l’Âme envoie un rayon de lumière, et l’homme se réveille et découvre qu’il ne peut jamais perdre ce qui est véritablement à lui. Non, nous ne pouvons jamais perdre ce qui est véritablement à nous. Qui peut perdre son être ? Qui peut perdre son existence même ? Si je suis bon, c’est d’abord l’existence, puis elle se teinte de la qualité de bonté. Si je suis mauvais, c’est d’abord l’existence, puis elle se teinte de la qualité de mal. Cette existence est première, dernière et toujours présente ; elle ne se perd jamais, mais demeure toujours présente.
Il y a donc de l’espoir pour tous. Nul ne peut mourir ; nul ne peut être dégradé à jamais. La vie n’est qu’un terrain de jeu, aussi grossier que puisse être le jeu. Nous pouvons recevoir des coups et être ballottés en tous sens, l’Âme est là et n’est jamais blessée. Nous sommes cet Infini.
Ainsi chantait un védantin : « Je n’ai jamais connu la peur ni le doute. La mort n’est jamais venue à moi. Je n’ai jamais eu de père ni de mère, car je ne suis jamais né. Où sont mes ennemis ? — Car je suis le Tout. Je suis l’Existence, la Connaissance et la Béatitude absolues. Je suis Cela. Je suis Cela. La colère, la convoitise, la jalousie, les mauvaises pensées et toutes ces choses ne sont jamais venues à moi, car je suis l’Existence, la Connaissance et la Béatitude absolues. Je suis Cela. Je suis Cela. »
Voilà le remède à toutes les maladies, le nectar qui guérit de la mort. Nous voici dans ce monde, et notre nature s’y rebelle. Mais répétons : « Je suis Cela ; je suis Cela. Je n’ai ni peur, ni doute, ni mort. Je n’ai ni sexe, ni croyance, ni couleur. Quelle croyance pourrais-je avoir ? À quelle secte pourrais-je appartenir ? Quelle secte pourrait me retenir ? Je suis dans toutes les sectes ! »
Aussi fort que le corps se rebelle, aussi fort que le mental se rebelle, au cœur des ténèbres les plus profondes, au milieu des tortures les plus atroces, dans le plus profond désespoir, répétez cela, une fois, deux fois, trois fois, toujours davantage. La lumière vient doucement, lentement, mais elle vient sûrement.
Bien des fois, je me suis trouvé aux prises avec la mort, affamé, les pieds meurtris et épuisé ; pendant des jours et des jours, je n’avais rien mangé et, souvent, je ne pouvais plus avancer ; je m’affaissais sous un arbre, et il me semblait que la vie s’éteignait en moi. Je ne pouvais parler, je pouvais à peine penser, mais enfin le mental revenait à cette idée : « Je ne connais ni la peur ni la mort ; je n’ai jamais faim ni soif. Je suis Cela ! Je suis Cela ! Toute la nature ne peut m’écraser ; elle est ma servante. Affirme ta force, toi, Seigneur des seigneurs et Dieu des dieux ! Recouvre l’empire que tu as perdu ! Lève-toi, marche et ne t’arrête pas ! » Et je me relevais, plein d’une vigueur nouvelle, et me voici vivant aujourd’hui.
Ainsi, chaque fois que les ténèbres surviennent, affirme la réalité, et tout ce qui t’est contraire doit disparaître. Car, après tout, ce n’est qu’un rêve. Si hautes que paraissent les difficultés, si terribles et sombres que semblent toutes choses, elles ne sont que Mâyâ. Ne crains rien — elle est bannie. Écrase-la, et elle disparaît. Piétine-la, et elle meurt. N’aie pas peur. Ne songe pas au nombre de fois où tu échoues. Peu importe. Le temps est infini. Va de l’avant : affirme-toi encore et encore, et la lumière doit venir. Tu peux prier tous ceux qui ont jamais vécu, mais qui viendra t’aider ? Et que dire de la voie de la mort, dont nul ne sait comment s’échapper ? Tire-toi d’affaire toi-même. Personne d’autre ne peut t’aider, ami. Car toi seul es ton plus grand ennemi, toi seul es ton plus grand ami. Saisis-toi donc du Soi. Tiens-toi debout. N’aie pas peur. Au milieu de toutes les souffrances et de toutes les faiblesses, laisse le Soi se manifester, si faible et imperceptible qu’il soit d’abord. Tu gagneras en courage et, enfin, comme un lion, tu rugiras : « Je suis Cela ! Je suis Cela ! » « Je ne suis ni un homme, ni une femme, ni un dieu, ni un démon ; non, je ne suis pas davantage l’un des animaux, des plantes ou des arbres. Je ne suis ni pauvre ni riche, ni savant ni ignorant. Toutes ces choses sont bien peu en comparaison de ce que je suis : car je suis Cela ! Je suis Cela ! Contemple le soleil, la lune et les étoiles : je suis la lumière qui brille en eux ! Je suis la beauté du feu ! Je suis la puissance de l’univers ! Car je suis Cela ! Je suis Cela ! »
« Quiconque pense que je suis petit se trompe, car le Soi est tout ce qui existe. Le soleil existe parce que je déclare qu’il existe ; le monde existe parce que je déclare qu’il existe. Sans moi, ils ne peuvent subsister, car je suis l’Existence, la Connaissance et la Béatitude absolues — toujours heureux, toujours pur, toujours beau. Voyez : le soleil est la cause de notre vision, mais il n’est jamais affecté par aucun défaut des yeux de qui que ce soit ; il en va de même pour moi. J’agis par l’intermédiaire de tous les organes, j’agis à travers toute chose, mais ni le bien ni le mal de l’action ne s’attachent jamais à moi. Pour moi, il n’y a ni loi ni Karma. Je suis le maître des lois du Karma. J’ai toujours été et je suis toujours.
« Mon véritable plaisir n’a jamais résidé dans les choses terrestres — le mari, la femme, les enfants et les autres choses. Car je suis comme l’infini ciel bleu : des nuages de toutes les couleurs passent au-dessus de lui et jouent un instant ; ils s’éloignent, et le même bleu immuable demeure. Le bonheur et le malheur, le bien et le mal peuvent m’envelopper un moment, voilant le Soi ; mais je suis toujours là. Ils passent parce qu’ils sont changeants. Je rayonne parce que je suis immuable. Si le malheur survient, je sais qu’il est fini ; il doit donc mourir. Si le mal survient, je sais qu’il est fini ; il doit s’en aller. Moi seul suis infini et rien ne peut m’atteindre. Car je suis l’Infini, ce Soi éternel et immuable. » — Ainsi chante l’un de nos poètes.
Buvons à cette coupe, à cette coupe qui mène à tout ce qui est immortel, à tout ce qui est immuable. Ne crains rien. Ne crois pas que nous sommes mauvais, que nous sommes finis, que nous pouvons jamais mourir. Ce n’est pas vrai.
« Il faut d’abord entendre cela, puis y réfléchir, puis méditer dessus. » Quand les mains travaillent, le mental doit répéter : « Je suis Cela. Je suis Cela. » Pense à Cela, rêve de Cela, jusqu’à ce que Cela devienne l’os de tes os et la chair de ta chair, jusqu’à ce que tous les rêves hideux de petitesse, de faiblesse, de misère et de mal aient entièrement disparu ; alors plus jamais la Vérité ne pourra t’être cachée, même un instant.

Source Swami Vivekananda, The Complete Works, Volume 2, en.wikisource.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire