Hindouisme

Tukaram, Poème 366

Éveille-moi maintenant à la conscience. Détourne mon intellect de ce monde. Ô océan de miséricorde, libère-moi et accueille-moi ; je suis devenu la proie de la roue du temps qui tourne. Si Tu le veux, qu’est-ce qui est impossible ? Une graine de moutarde deviendra une montagne, ou une montagne une graine. Ô mère, place-moi dans le refuge de Ta compassion. Jusqu’ici, j’ai passé ma vie dans l’ignorance, sous l’effet de mon tempérament naturel. Je ne sais comment, mais ma vie s’est écoulée, et je n’ai pas atteint l’étape suivante de mon chemin. À présent, je suis inquiet, car chaque jour s’éloigne de moi. J’ai parcouru tant de chemin, et qu’ai-je fait ? Je ne me suis pas souvenu de tes pieds. Ô meilleur des êtres, aie pitié de mes péchés, passés et à venir. En Ton nom, fais-moi connaître Ton amour ; libère-moi de tout doute. Que mon cœur demeure parmi Tes attributs ; donne-moi une place auprès de Tes pieds. Je goûterai Ta douceur par ma voix. Ce sera une récompense, dit Tuka.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire