Hindouisme

Tukaram, Poème 341

Préserve au moins quelque chose de vrai ; le Seigneur compatissant t’a accordé un corps humain et un bon entourage. Ne mets pas d’obstacles sur ton propre chemin ; il est désastreux de parler de péché et de mérite accumulés. Hâte-toi de semer, afin d’accroître ta réserve de bonnes semences. Reconnais que ce que tu fais constitue ta réserve d’actions, que ce qui est passé constitue ta réserve de mérite, et que le destin est ce qui reste à s’accomplir. Le mensonge naît des mauvaises habitudes ; la maladie, des plaisirs. Tuka dit : La langue incontrôlable se vide dans la fange.
Notre champ est arrivé à maturité ; tu dois en surveiller les quatre coins. Il a donné une récolte, mais tu dois en prendre soin. Veille sur lui, veille sur lui, sans jamais te reposer, jusqu’à ce que la récolte soit mise en meules. Place une pierre dans ta fronde, comme un gardien vigoureux ; toutes les bandes de moineaux s’envoleront en entendant tes cris. Allume un feu et reste éveillé dans une autre partie du champ. Si les oiseaux fondent sur toi, il te faudra force et adresse. Aménage ton aire de battage et réjouis tous les mendiants lorsque tu entasseras ta récolte. Acquitte l’impôt et donne à chacun dans le village sa part. Tuka dit : Ensuite, tu n’auras plus à te donner de peine ; tu auras mis à l’abri ce que tu voulais et jeté le rebut et les épis vides.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire