Tu as assemblé les cinq éléments vitaux du corps ; tu as dressé contre eux l’esprit d’orgueil égoïste. Que reste-t-il de « moi » et de « mien » ? Qui peut porter ce fardeau ? Comment pourrions-nous nous réjouir du corps ? Il n’est lui-même qu’une proie pour la mort. L’âme ne périt pas ; elle quitte son ancienne enveloppe et en revêt une nouvelle ; selon le trésor de ses mérites, elle traverse une vie heureuse ou malheureuse. Le désir fait croître la liane envahissante du monde ; nous devrions en freiner l’essor : voilà la vraie sagesse. Tuka dit : un trésor caché est d’autant plus précieux.
Hindouisme
Tukaram, Poème 325
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire