Hindouisme

Tukaram, Poème 202

Le temps passé dans la contemplation est béni ; parmi les moments propices, il est le plus propice. Les serviteurs de Hari n’ont pas à traverser l’océan du monde ; ils ignorent ce qu’est le séjour dans le ventre maternel. Les déserts comme les lieux habités débordent de cet océan de miséricorde, Panduranga. Tuka dit : Dieu et ses adorateurs sont liés l’un à l’autre ; ils semblent distincts, mais en vérité ils ne font qu’un.
E-he est la véritable essence des Védas ; pourquoi les Védas disent-ils de Lui : « Ni ceci, ni cela » ?
Il est clair que les Védas sont distincts de Lui. Quand tu as révélé ta propre nature secrète, comment peut-on dire, ô infini, que Tu ne la connais pas ? Puisque Tu jouis du sacrifice, pourquoi ne l’aides-tu pas à s’accomplir ? S’il manque quelque chose, Tu te mets en colère. Tu demeures en nous, créatures mortelles ; alors pourquoi, ô Hari, as-tu établi une différence entre nous et Toi ? Puisque Ta forme peut être contemplée par l’austérité et le pèlerinage, pourquoi l’orgueil intervient-il pour nous tenir séparés ? Tuka Te supplie de lui pardonner ; il se tient à Ta porte et crie vers Toi.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire