Hindouisme

Tukaram, Poème 160

Venez, allons voir de nos propres yeux la fête de Kārtika ; Vaikuntha s’est rapproché de Pandhari. Les invocations abondent ; les cieux ne peuvent contenir notre amour ; chaque maison de Pandhari déborde. Ils avancent d’un pas assuré, portant des images de Garuda ; le cœur résolu, ils font résonner les cymbales, entonnent leurs chants et battent le tambour. Des foules d’hommes heureux s’y rassemblent ; comme ils chancellent de joie ! Le cœur vaillant, ils avancent, chacun devançant l’autre. Le nectar de son nom se répand à flots ; leurs sens en sont tout engourdis. L’armée des Vaishnavas approche ; les puissances du Temps et de la Mort tremblent. Brahma et les autres sont remplis de désir lorsqu’ils voient les joies du rivage caillouteux. « Heureux, heureux les mortels, s’écrient-ils, que leur sort est enviable ! » À Bénarès, il faut passer par la mort pour atteindre la libération ; Gaya ne fait que rembourser la dette que nous devons à nos pères ; mais à Pandhari, rien ne reste en suspens, devant les pieds de Vitthala. Tuka dit : Pourquoi nous inquiéter maintenant ? Celui qui accorde tous les dons en parfaite mesure ne nous décevra jamais.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire