Je ne suis qu’un aveugle sur le chemin qui mène
au soi désincarné ; j’ai renoncé à la vie
aux mille impulsions pour la vie qui repose en lui ;
en lui, je ne vois plus le monde. « Moi » et « mien »
se sont perdus à l’endroit même où ils ont surgi. Tout
ce qui était visible est maintenant devenu invisible. J’ai
balayé le lieu du monde et je me suis doucement
endormi. Au sommet de la triple colline
un don gratuit est accordé ; j’ai rejeté
le plat et la bourse, les actes bons et mauvais et
les désirs. J’ai échappé au tumulte du
monde, à l’attachement aux trois qualités ; je suis
bien certain de ne plus avoir à mendier.
La dix-septième qualité s’est retournée ; elle a comblé
tous mes désirs ; le visage levé, j’ai prononcé
les mots « Je suis Lui ». Par une tendre affection tournée
vers Lui, j’ai éveillé la source désincarnée ;
Il m’a accordé la Vérité absolue et la Connaissance
du Soi absolu. Il a absorbé mon
nom dans sa propre forme, il a écarté toute
distinction entre nous. Ces paroles sont satisfaisantes
et procurent un ample soulagement ; il les a mises en circulation
pour les générations à venir ; à leur suite marche une lignée
qui a atteint les sommets mystiques ;
ses membres ont dépassé le monde. C’est là l’unique secret :
croire en Lui ; l’esprit du soi est une oppression ;
il ne nous laisse pas atteindre notre demeure. C’est pourquoi
rejette les liens du monde, embrasse la foi moniste.
Tuka dit : Voilà le recours qu’ont conçu les saints jadis.
au soi désincarné ; j’ai renoncé à la vie
aux mille impulsions pour la vie qui repose en lui ;
en lui, je ne vois plus le monde. « Moi » et « mien »
se sont perdus à l’endroit même où ils ont surgi. Tout
ce qui était visible est maintenant devenu invisible. J’ai
balayé le lieu du monde et je me suis doucement
endormi. Au sommet de la triple colline
un don gratuit est accordé ; j’ai rejeté
le plat et la bourse, les actes bons et mauvais et
les désirs. J’ai échappé au tumulte du
monde, à l’attachement aux trois qualités ; je suis
bien certain de ne plus avoir à mendier.
La dix-septième qualité s’est retournée ; elle a comblé
tous mes désirs ; le visage levé, j’ai prononcé
les mots « Je suis Lui ». Par une tendre affection tournée
vers Lui, j’ai éveillé la source désincarnée ;
Il m’a accordé la Vérité absolue et la Connaissance
du Soi absolu. Il a absorbé mon
nom dans sa propre forme, il a écarté toute
distinction entre nous. Ces paroles sont satisfaisantes
et procurent un ample soulagement ; il les a mises en circulation
pour les générations à venir ; à leur suite marche une lignée
qui a atteint les sommets mystiques ;
ses membres ont dépassé le monde. C’est là l’unique secret :
croire en Lui ; l’esprit du soi est une oppression ;
il ne nous laisse pas atteindre notre demeure. C’est pourquoi
rejette les liens du monde, embrasse la foi moniste.
Tuka dit : Voilà le recours qu’ont conçu les saints jadis.