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Extrait
Par exemple si, me mettant à l’ouvrage pour la peinture, je trouve les pinceaux en désordre, si une règle ou un canif a disparu, la patience est bien près de m’abandonner et je dois la prendre à deux mains pour ne pas réclamer avec amertume les objets qui me manquent. Ces choses indispensables je puis sans doute les demander, mais en le faisant avec humilité je ne manque pas au commandement de Jésus ; au contraire, j’agis comme les pauvres qui tendent la main pour recevoir le nécessaire ; s’ils sont rebutés, ils ne s’en étonnent pas, personne ne leur doit rien. Ah ! quelle paix inonde l’âme lorsqu’elle s’élève au-dessus des sentiments de la nature ! Non, il n’est pas de joie comparable à celle que goûte le véritable pauvre d’esprit !
Source Histoire d’une âme, partie 1, chapitre 9, §21 · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon sainte Thérèse de Lisieux, même un pinceau égaré peut faire perdre patience ; mais demander humblement ce dont on a besoin, sans amertume et sans exiger, comme un pauvre qui ne se croit rien dû, laisse dans l’âme une paix et une joie profondes. Aujourd’hui, quand un objet te manque ou qu’on a pris ta place, demande avec douceur, ou laisse simplement faire, et remarque la paix que cela te donne.
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