Il était une fois une veuve solitaire et très pauvre qui, s’étant rendue dans la montagne, vit des ermites réunis pour une assemblée religieuse. Alors, la femme fut remplie de joie et, faisant l’éloge des prêtres, dit : « C’est bien, saints prêtres ! Mais tandis que les autres donnent des objets précieux, tels que ceux que produisent les grottes de l’océan, je n’ai rien à offrir. » Ayant parlé ainsi et cherché en vain en elle-même quelque chose à donner, elle se souvint qu’un peu auparavant elle avait trouvé deux pièces de cuivre dans un tas de fumier. Elle les prit donc et les offrit aussitôt à la communauté des prêtres, en aumône.
Le supérieur des prêtres, un saint qui pouvait lire dans le cœur des hommes, ne tenant pas compte des riches présents des autres et voyant la foi profonde qui habitait le cœur de cette pauvre veuve, souhaita que la communauté des prêtres apprécie à sa juste valeur son mérite religieux ; il entonna alors un chant à pleine voix. Il leva la main droite et dit : « Vénérables prêtres, écoutez ! » Puis il poursuivit :
« Les pièces de cuivre de cette pauvre veuve
Valent, à toutes fins utiles, davantage
Que tous les trésors des océans
Et que les richesses de la vaste terre. 3
Par un acte de pure dévotion,
Elle a accompli une œuvre pieuse ;
Elle a atteint le salut,
Libérée de tout désir égoïste. »
Cette pensée fortifia grandement son esprit, et elle dit : « Il en est bien comme le dit le Maître : ce que j’ai fait équivaut à ce que ferait un homme riche en renonçant à toute sa fortune. »
Le supérieur des prêtres, un saint qui pouvait lire dans le cœur des hommes, ne tenant pas compte des riches présents des autres et voyant la foi profonde qui habitait le cœur de cette pauvre veuve, souhaita que la communauté des prêtres apprécie à sa juste valeur son mérite religieux ; il entonna alors un chant à pleine voix. Il leva la main droite et dit : « Vénérables prêtres, écoutez ! » Puis il poursuivit :
« Les pièces de cuivre de cette pauvre veuve
Valent, à toutes fins utiles, davantage
Que tous les trésors des océans
Et que les richesses de la vaste terre. 3
Par un acte de pure dévotion,
Elle a accompli une œuvre pieuse ;
Elle a atteint le salut,
Libérée de tout désir égoïste. »
Cette pensée fortifia grandement son esprit, et elle dit : « Il en est bien comme le dit le Maître : ce que j’ai fait équivaut à ce que ferait un homme riche en renonçant à toute sa fortune. »
Et le Maître dit : « Faire de bonnes actions, c’est comme amasser des trésors », puis il exposa cette vérité au moyen d’une parabole :
« Trois marchands partirent en voyage, chacun avec son capital ; l’un d’eux fit de grands bénéfices, le deuxième revint avec son capital, et le troisième rentra chez lui après avoir perdu son capital. Ce qui est vrai dans la vie ordinaire s’applique aussi à la religion.
« Le capital est l’état auquel un homme est parvenu, le gain est le ciel ; perdre son capital signifie qu’un homme renaîtra dans un état inférieur, comme habitant de l’enfer ou comme animal. Telles sont les voies ouvertes au pécheur.
« Celui qui rapporte son capital est semblable à celui qui renaît en tant qu’homme. Ceux qui, par la pratique de diverses vertus, deviennent de pieux maîtres de maison renaîtront en tant qu’hommes, car tous les êtres récolteront le fruit de leurs actes. Mais celui qui augmente son capital est semblable à celui qui pratique les vertus éminentes. L’homme vertueux et excellent atteint au ciel le glorieux état des dieux. »
« Trois marchands partirent en voyage, chacun avec son capital ; l’un d’eux fit de grands bénéfices, le deuxième revint avec son capital, et le troisième rentra chez lui après avoir perdu son capital. Ce qui est vrai dans la vie ordinaire s’applique aussi à la religion.
« Le capital est l’état auquel un homme est parvenu, le gain est le ciel ; perdre son capital signifie qu’un homme renaîtra dans un état inférieur, comme habitant de l’enfer ou comme animal. Telles sont les voies ouvertes au pécheur.
« Celui qui rapporte son capital est semblable à celui qui renaît en tant qu’homme. Ceux qui, par la pratique de diverses vertus, deviennent de pieux maîtres de maison renaîtront en tant qu’hommes, car tous les êtres récolteront le fruit de leurs actes. Mais celui qui augmente son capital est semblable à celui qui pratique les vertus éminentes. L’homme vertueux et excellent atteint au ciel le glorieux état des dieux. »