Il y avait un poète qui avait acquis l’œil immaculé de la vérité, et qui croyait au Bouddha, dont la doctrine lui apportait la paix de l’esprit et le réconfort dans l’épreuve.
Or, une épidémie ravagea le pays où il vivait, et beaucoup moururent, tandis que la population était terrorisée. Certains tremblaient de frayeur et, anticipant leur sort, étaient frappés de toutes les horreurs de la mort avant même de mourir, tandis que d’autres se mirent à faire la fête, criant à tue-tête : « Jouissons de cette journée, car nous ne savons pas si nous serons encore en vie demain » ; mais leur rire n’était pas une joie sincère, seulement une feinte et une affectation.
Parmi tous ces hommes et ces femmes du monde tremblant d’anxiété, le poète bouddhiste traversait le temps de la peste, comme à son habitude, calme et imperturbable, aidant partout où il le pouvait et soignant les malades, apaisant leurs douleurs par des remèdes et une consolation religieuse.
Un homme vint le trouver et lui dit : « Mon cœur est fébrile et agité, car je vois des gens mourir. Je ne m’inquiète pas pour les autres, mais je tremble pour moi-même. Aide-moi ; délivre-moi de ma peur. »
Le poète répondit : « Il y a de l’aide pour celui qui éprouve de la compassion pour les autres, mais il n’y en a pas pour toi tant que tu ne t’attaches qu’à toi-même. Les temps difficiles mettent à l’épreuve l’âme des hommes et leur enseignent la droiture et la charité. Peux-tu être témoin des tristes scènes qui t’entourent et rester pourtant plein d’égoïsme ? Peux-tu voir tes frères, tes sœurs et tes amis souffrir, sans pour autant oublier les mesquines convoitises et les désirs de ton propre cœur ? »
Or, une épidémie ravagea le pays où il vivait, et beaucoup moururent, tandis que la population était terrorisée. Certains tremblaient de frayeur et, anticipant leur sort, étaient frappés de toutes les horreurs de la mort avant même de mourir, tandis que d’autres se mirent à faire la fête, criant à tue-tête : « Jouissons de cette journée, car nous ne savons pas si nous serons encore en vie demain » ; mais leur rire n’était pas une joie sincère, seulement une feinte et une affectation.
Parmi tous ces hommes et ces femmes du monde tremblant d’anxiété, le poète bouddhiste traversait le temps de la peste, comme à son habitude, calme et imperturbable, aidant partout où il le pouvait et soignant les malades, apaisant leurs douleurs par des remèdes et une consolation religieuse.
Un homme vint le trouver et lui dit : « Mon cœur est fébrile et agité, car je vois des gens mourir. Je ne m’inquiète pas pour les autres, mais je tremble pour moi-même. Aide-moi ; délivre-moi de ma peur. »
Le poète répondit : « Il y a de l’aide pour celui qui éprouve de la compassion pour les autres, mais il n’y en a pas pour toi tant que tu ne t’attaches qu’à toi-même. Les temps difficiles mettent à l’épreuve l’âme des hommes et leur enseignent la droiture et la charité. Peux-tu être témoin des tristes scènes qui t’entourent et rester pourtant plein d’égoïsme ? Peux-tu voir tes frères, tes sœurs et tes amis souffrir, sans pour autant oublier les mesquines convoitises et les désirs de ton propre cœur ? »
Voyant la désolation dans l’esprit de l’homme en quête de plaisirs, le poète bouddhiste composa ce chant et l’enseigna aux frères dans le vihâra :
« À moins que tu ne prennes refuge dans le Bouddha et ne trouves le repos dans le Nirvâna, ta vie n’est que vanité — une vanité vide et désolée. Voir le monde est vain, et jouir de la vie est futile. Le monde, l’homme compris, n’est qu’un fantôme, et l’espoir du ciel n’est qu’un mirage.
« L’homme du monde recherche les plaisirs et s’engraisse comme une volaille en cage. Mais le saint bouddhiste s’élève vers le soleil comme la grue sauvage. La volaille dans le poulailler a de quoi manger, mais bientôt elle bouillira dans la marmite. Rien n’est fourni à la grue sauvage, mais les cieux et la terre lui appartiennent. »
Le poète dit : « Les temps sont durs et donnent une leçon au peuple ; pourtant, n’en tient-il pas compte. » Et il composa un autre poème sur la vanité des choses du monde :
« Il est bon de se réformer, et il est bon d’exhorter les gens à se réformer. Toutes les choses du monde seront balayées. Que les autres s’affairent et s’accablent de soucis. Mon esprit, libre de tout trouble, demeurera pur.
« Ils aspirent aux plaisirs et n’y trouvent aucune satisfaction ; ils convoitent les richesses et n’en ont jamais assez. Ils sont comme des marionnettes suspendues à un fil. Quand le fil se rompt, elles tombent lourdement. »
« À moins que tu ne prennes refuge dans le Bouddha et ne trouves le repos dans le Nirvâna, ta vie n’est que vanité — une vanité vide et désolée. Voir le monde est vain, et jouir de la vie est futile. Le monde, l’homme compris, n’est qu’un fantôme, et l’espoir du ciel n’est qu’un mirage.
« L’homme du monde recherche les plaisirs et s’engraisse comme une volaille en cage. Mais le saint bouddhiste s’élève vers le soleil comme la grue sauvage. La volaille dans le poulailler a de quoi manger, mais bientôt elle bouillira dans la marmite. Rien n’est fourni à la grue sauvage, mais les cieux et la terre lui appartiennent. »
Le poète dit : « Les temps sont durs et donnent une leçon au peuple ; pourtant, n’en tient-il pas compte. » Et il composa un autre poème sur la vanité des choses du monde :
« Il est bon de se réformer, et il est bon d’exhorter les gens à se réformer. Toutes les choses du monde seront balayées. Que les autres s’affairent et s’accablent de soucis. Mon esprit, libre de tout trouble, demeurera pur.
« Ils aspirent aux plaisirs et n’y trouvent aucune satisfaction ; ils convoitent les richesses et n’en ont jamais assez. Ils sont comme des marionnettes suspendues à un fil. Quand le fil se rompt, elles tombent lourdement. »
« Dans le domaine de la mort, il n’y a ni grands ni petits ; on n’y use ni d’or ni d’argent, ni de joyaux précieux. Aucune distinction n’est faite entre les hauts et les bas. Et chaque jour, les morts sont ensevelis sous le gazon parfumé.
« Regarde le soleil qui se couche derrière les collines de l’ouest. Tu te couches pour te reposer, mais bientôt le coq annoncera le matin. Réforme-toi aujourd’hui et n’attends pas qu’il soit trop tard. Ne dis pas qu’il est encore tôt, car le temps passe vite.
« Il est bon de se réformer, et il est bon d’exhorter les gens à se réformer. Il est bon de mener une vie droite et de prendre refuge dans le nom du Bouddha. Tes talents peuvent atteindre les cieux, tes richesses être innombrables — mais tout est vain si tu n’atteins pas la paix du Nirvâna. »
« Regarde le soleil qui se couche derrière les collines de l’ouest. Tu te couches pour te reposer, mais bientôt le coq annoncera le matin. Réforme-toi aujourd’hui et n’attends pas qu’il soit trop tard. Ne dis pas qu’il est encore tôt, car le temps passe vite.
« Il est bon de se réformer, et il est bon d’exhorter les gens à se réformer. Il est bon de mener une vie droite et de prendre refuge dans le nom du Bouddha. Tes talents peuvent atteindre les cieux, tes richesses être innombrables — mais tout est vain si tu n’atteins pas la paix du Nirvâna. »