Le nom du Bouddha devint célèbre dans toute l’Inde, et Suddhodana, son père, lui fit dire : « Je vieillis et souhaite voir mon fils avant de mourir. D’autres ont bénéficié de sa doctrine, mais ni son père ni ses proches. »
Et le messager dit : « Ô Tathâgata, honoré du monde, ton père attend ta venue comme le lis aspire au lever du soleil. »
Le Bienheureux consentit à la requête de son père et se mit en route pour Kapilavatthu. Bientôt, la nouvelle se répandit dans le pays natal du Bouddha : « Le prince Siddhattha, qui quitta son foyer pour mener une vie sans foyer afin d’atteindre l’Éveil, ayant accompli son dessein, revient. »
Suddhodana sortit avec ses proches et ses ministres pour aller à la rencontre du prince. Lorsque le roi aperçut de loin Siddhattha, son fils, sa beauté et sa dignité le frappèrent, et son cœur se réjouit, mais ses lèvres ne trouvèrent pas de mots à prononcer.
C’était bien là son fils ; c’étaient les traits de Siddhattha. Comme ce grand samana était proche de son cœur, et pourtant quelle distance les séparait ! Ce noble muni n’était plus Siddhattha, son fils ; il était le Bouddha, le Bienheureux, le Saint, le Seigneur de la vérité et le maître de l’humanité.
Le roi Suddhodana, considérant la dignité religieuse de son fils, descendit de son char et, après l’avoir salué, dit : « Voilà maintenant sept ans que je ne t’ai pas vu. Comme j’ai désiré cet instant ! »
Et le messager dit : « Ô Tathâgata, honoré du monde, ton père attend ta venue comme le lis aspire au lever du soleil. »
Le Bienheureux consentit à la requête de son père et se mit en route pour Kapilavatthu. Bientôt, la nouvelle se répandit dans le pays natal du Bouddha : « Le prince Siddhattha, qui quitta son foyer pour mener une vie sans foyer afin d’atteindre l’Éveil, ayant accompli son dessein, revient. »
Suddhodana sortit avec ses proches et ses ministres pour aller à la rencontre du prince. Lorsque le roi aperçut de loin Siddhattha, son fils, sa beauté et sa dignité le frappèrent, et son cœur se réjouit, mais ses lèvres ne trouvèrent pas de mots à prononcer.
C’était bien là son fils ; c’étaient les traits de Siddhattha. Comme ce grand samana était proche de son cœur, et pourtant quelle distance les séparait ! Ce noble muni n’était plus Siddhattha, son fils ; il était le Bouddha, le Bienheureux, le Saint, le Seigneur de la vérité et le maître de l’humanité.
Le roi Suddhodana, considérant la dignité religieuse de son fils, descendit de son char et, après l’avoir salué, dit : « Voilà maintenant sept ans que je ne t’ai pas vu. Comme j’ai désiré cet instant ! »
Puis le Sakyamuni prit place en face de son père, et le roi contempla avidement son fils. Il brûlait de l’appeler par son nom, mais n’osait pas. « Siddhattha, s’exclama-t-il en silence au fond de son cœur, Siddhattha, reviens auprès de ton vieux père et redeviens son fils ! » Mais, voyant la détermination de son fils, il réprima ses sentiments, et le désespoir s’empara de lui.
Ainsi le roi se tenait face à son fils, se réjouissant dans sa tristesse et triste dans sa joie. Il pouvait bien être fier de son fils, mais sa fierté s’effondrait à l’idée que son grand fils ne serait jamais son héritier.
« Je t’offrirais mon royaume, dit le roi, mais si je le faisais, tu ne le considérerais que comme de la cendre. »
Et le Bouddha dit : « Je sais que le cœur du roi est plein d’amour et que, pour l’amour de son fils, il éprouve une profonde affliction. Mais que les liens d’amour qui l’attachent au fils qu’il a perdu s’étendent avec la même bienveillance à tous ses semblables, et il recevra à sa place un être plus grand que Siddhattha ; il recevra le Bouddha, le maître de la vérité, le prédicateur de la droiture, et la paix du Nirvâna entrera dans son cœur. »
Suddhodana trembla de joie en entendant les paroles mélodieuses de son fils, le Bouddha, et, joignant les mains, s’exclama, les yeux pleins de larmes : « Quel changement merveilleux ! L’accablante douleur s’est dissipée. Au début, mon cœur affligé était lourd, mais à présent je récolte le fruit de ton grand renoncement. Il était juste que, mû par ta profonde compassion, tu rejettes les plaisirs du pouvoir royal et accomplisses ton noble dessein dans la dévotion religieuse. Maintenant que tu as trouvé la voie, tu peux prêcher à tous ceux qui aspirent à la délivrance la loi de l’immortalité. »
Ainsi le roi se tenait face à son fils, se réjouissant dans sa tristesse et triste dans sa joie. Il pouvait bien être fier de son fils, mais sa fierté s’effondrait à l’idée que son grand fils ne serait jamais son héritier.
« Je t’offrirais mon royaume, dit le roi, mais si je le faisais, tu ne le considérerais que comme de la cendre. »
Et le Bouddha dit : « Je sais que le cœur du roi est plein d’amour et que, pour l’amour de son fils, il éprouve une profonde affliction. Mais que les liens d’amour qui l’attachent au fils qu’il a perdu s’étendent avec la même bienveillance à tous ses semblables, et il recevra à sa place un être plus grand que Siddhattha ; il recevra le Bouddha, le maître de la vérité, le prédicateur de la droiture, et la paix du Nirvâna entrera dans son cœur. »
Suddhodana trembla de joie en entendant les paroles mélodieuses de son fils, le Bouddha, et, joignant les mains, s’exclama, les yeux pleins de larmes : « Quel changement merveilleux ! L’accablante douleur s’est dissipée. Au début, mon cœur affligé était lourd, mais à présent je récolte le fruit de ton grand renoncement. Il était juste que, mû par ta profonde compassion, tu rejettes les plaisirs du pouvoir royal et accomplisses ton noble dessein dans la dévotion religieuse. Maintenant que tu as trouvé la voie, tu peux prêcher à tous ceux qui aspirent à la délivrance la loi de l’immortalité. »
Le roi retourna au palais, tandis que le Bouddha demeurait dans le bois, devant la ville.