Et pourquoi ? Parce que, ô Subhūti, si un homme disait que le Tathâgata a enseigné la croyance en un soi, la croyance en un être, la croyance en une vie, la croyance en une personnalité, parlerait-il avec vérité ? » Subhūti répondit : « Non, certes, Bhagavat, non, certes, Sugata ; il ne parlerait pas avec vérité. Et pourquoi ? Parce que, ô Bhagavat, ce que le Tathâgata a enseigné comme une croyance en un soi, le Tathâgata l’a enseigné comme une absence de croyance ; c’est pourquoi on l’appelle croyance en un soi. »
Le Bhagavat dit : « Ainsi donc, ô Subhūti, celui qui s’est engagé sur la voie des bodhisattva doit percevoir, considérer et tenir pour vraies toutes les choses. Et il doit les percevoir, les considérer et les tenir pour vraies de telle sorte qu’il ne croie ni à l’idée d’une chose ni à l’idée d’une non-chose. Et pourquoi ? Parce qu’en disant : “L’idée d’une chose, l’idée d’une chose, certes”, le Tathâgata a enseigné que c’est l’absence d’idée d’une chose. » (31)
Le Bhagavat dit : « Ainsi donc, ô Subhūti, celui qui s’est engagé sur la voie des bodhisattva doit percevoir, considérer et tenir pour vraies toutes les choses. Et il doit les percevoir, les considérer et les tenir pour vraies de telle sorte qu’il ne croie ni à l’idée d’une chose ni à l’idée d’une non-chose. Et pourquoi ? Parce qu’en disant : “L’idée d’une chose, l’idée d’une chose, certes”, le Tathâgata a enseigné que c’est l’absence d’idée d’une chose. » (31)