Bouddhisme

L’Évangile de Bouddha, LXVIII — Quatre sortes de mérites.

Il y avait un homme riche qui avait coutume d’inviter chez lui tous les brahmanes du voisinage et, leur offrant de riches présents, faisait de grands sacrifices aux dieux.
Et le Bienheureux dit : « Si un homme répète chaque mois mille sacrifices et fait sans cesse des offrandes, il n’égale pas celui qui, ne serait-ce qu’un instant, fixe son esprit sur la droiture. »
Le Bouddha, honoré par le monde, poursuivit : « Il y a quatre sortes d’offrandes : premièrement, celles où les dons sont importants et le mérite faible ; deuxièmement, celles où les dons sont faibles et le mérite faible ; troisièmement, celles où les dons sont faibles et le mérite grand ; et quatrièmement, celles où les dons sont importants et le mérite grand également.
« Le premier cas est celui de l’homme égaré qui ôte la vie pour offrir des sacrifices aux dieux, accompagnés de beuveries et de festins. Ici, les dons sont importants, mais le mérite est vraiment faible.
« Les dons sont faibles, et le mérite l’est également, lorsqu’un homme, par cupidité et par méchanceté, garde pour lui une partie de ce qu’il a l’intention d’offrir.
« Le mérite est grand, bien que le don soit faible, lorsqu’un homme fait son offrande par amour et avec le désir de croître en sagesse et en bienveillance.
« Enfin, le don est important et le mérite grand lorsqu’un homme fortuné, dans un esprit désintéressé et avec la sagesse d’un Bouddha, fait des dons et fonde des institutions afin que les meilleurs d’entre les hommes éclairent l’esprit de leurs semblables et pourvoient à leurs besoins. »

Source Paul Carus, The Gospel of Buddha (1894), Project Gutenberg #35895 — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire