Un Cours en Miracles ne fait pas ici de référence explicite aux travaux de Carl Gustav Jung. Il présente toutefois des idées qui peuvent rappeler certains thèmes de la psychologie des profondeurs, comme des contenus inconscients ou cachés de l’esprit.
La différence est importante : le Cours s’intéresse surtout à la culpabilité et à la peur que l’ego maintient hors de la conscience, puis invite à les reconnaître afin de choisir une autre perception. Il décrit, par exemple, comment la culpabilité préserve la continuité de l’ego (Ch.5 — L’usage que fait l’ego de la culpabilité). Il met aussi l’accent sur la responsabilité du rêveur dans la manière dont il perçoit son expérience, plutôt que sur une force extérieure qui serait la source de sa souffrance (Ch.27 — Le rêveur du rêve).
On peut donc établir un rapprochement général avec l’exploration de l’inconscient chez Jung, mais le Cours n’est pas une théorie jungienne : son objectif est le pardon et le retour à la paix par le changement de perception (Ch.19 — Les obstacles à la paix).