Les exercices avec cette idée sont les mêmes que ceux de la première. Commencez par les choses qui sont près de vous, et appliquez l'idée à tout ce sur quoi se pose votre regard. Ensuite, élargissez le champ vers l'extérieur. Tournez la tête de manière à inclure tout ce qui se trouve de chaque côté. Si possible, tournez-vous et appliquez l'idée à ce qui était derrière vous. Restez aussi indifférent que possible dans le choix des sujets pour son application, ne vous concentrez sur rien en particulier, et n'essayez pas d'inclure tout dans une zone donnée, car vous introduiriez de la tension. Jetez simplement un regard facile et assez rapide autour de vous, en essayant d'éviter de faire des sélections selon la taille, la luminosité, la couleur, la matière ou l'importance relative qu'elles ont pour vous.
Prenez les sujets simplement tels que vous les voyez. Essayez d'appliquer l'exercice avec la même facilité à un corps ou à un bouton, à une mouche ou à un plancher, à un bras ou à une pomme. Le seul critère pour appliquer l'idée à quoi que ce soit est simplement que vos yeux se soient posés dessus. Ne cherchez pas à inclure quelque chose de particulier, mais assurez-vous que rien n'est spécifiquement exclu.
La Leçon 2 est une révélation. Après la Leçon 1 où tu as accepté que rien ne signifie quoi que ce soit par lui-même, tu arrives à une vérité encore plus grande: c'est toi qui donnes tout son sens à ce que tu vois.
Tout ce qui t'entoure, cette chaise, cette fenêtre, ce corps, n'a aucune signification en soi. C'est toi, avec ton histoire, tes peurs et tes joies, qui as déposé tout le sens que ces choses ont pour toi. Un objet n'est pas « important » par nature, c'est ton jugement qui le rend important. Tu projettes sur le monde entier le sens que tu portes à l'intérieur de toi. Quand tu regardes une chose et que tu ressens quelque chose, ennui, beauté, colère, désir, ce n'est pas la chose qui te fait ressentir cela. C'est toi qui as choisi ce sentiment.
Cette idée peut sembler déstabilisante, et pourtant elle est profondément libératrice. Si tout le sens vient de toi, alors tu peux aussi choisir un sens différent. Tu n'es pas prisonnier de ce que le monde « est », parce que le monde n'est rien d'autre que ce que tu décides qu'il est. Voilà ta première vraie leçon de responsabilité et de pouvoir intérieur. Le Saint-Esprit t'invite doucement à regarder ce à quoi tu tiens et à te demander: est-ce que cela me rend vraiment heureux ?
Comment mettre en pratique aujourd'hui: Plusieurs fois dans la journée, pose ton regard sur quelque chose, un objet, une personne, un son, et répète doucement: « J'ai donné à cela toute la signification que cela a pour moi. » Puis laisse-toi une seconde pour ressentir le poids que tu portes. Est-ce que tu veux vraiment continuer à donner ce sens ? Si non, respire, et choisis la paix à la place. N'essaie pas de forcer, n'essaie pas de tout changer d'un coup. Juste poser la question, c'est déjà l'exercice parfait.
Je t'invite à voir cet article qui va t'aider aussi à mieux comprendre ce qu'il semble se passer, pourquoi, et comment changer de regard là dessus :
https://lumieresurgaia.com/2024/01/le-pere-na-pas-fait-le-desert/
Tu fais le chemin, pas à pas, et chaque pas est parfait. Continue, tu es exactement là où tu dois être. 🙏
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