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Extrait
Saisir les fils du devenir, avant l’être, alors qu’ils sont encore tendus sur le métier à tisser cosmique, voilà la joie céleste, qui se ressent mais ne peut s’exprimer. Elle consiste, comme l’a chanté Maître Yen, à entendre ce qui n’a pas encore de son, à voir ce qui n’a pas encore de forme, ce qui remplit le ciel et la terre, ce qui embrasse l’espace, le Principe, moteur de l’évolution cosmique.
Source Tchoang-tzeu, chapitre 14, C · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon Tchouang-tseu, la joie céleste se ressent sans pouvoir se dire : c’est percevoir le devenir avant qu’il prenne forme, entendre ce qui n’a pas encore de son, voir ce qui n’a pas encore de forme, c’est-à-dire le Principe qui remplit le ciel et la terre. Aujourd’hui, prends une minute pour écouter le silence d’un lieu et regarder ce qui commence à peine : une pousse, une lueur, un souffle.
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