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Extrait
A l’âge de quatre-vingts ans, l’homme qui forgeait les épées pour le compte du ministre de la guerre, n’avait encore rien perdu de sa dextérité. Le ministre lui dit : Vous êtes habile ; dites-moi votre secret. — Il consiste uniquement en ce que j’ai fait toujours le même travail, répondit le forgeron. A vingt ans, le goût de forger des épées me vint. Je n’eus plus d’yeux que pour cet objet-là. Je ne m’appliquai plus qu’à cela. A force de forger des épées, je finis par les forger sans y penser. Quoi qu’on fasse, quand on le fait sans cesse, cela finit par devenir irréfléchi, naturel, spontané ; alors cela réussit toujours.
Source Tchoang-tzeu, chapitre 22, J-K · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon Tchouang-tseu, un vieux forgeron explique que tout son secret est d’avoir toujours fait le même travail : ce qu’on répète avec constance finit par devenir naturel et spontané, et alors cela réussit. Aujourd’hui, choisis un petit geste bienveillant (un sourire, un merci, une écoute attentive) et refais-le à chaque occasion, jusqu’à ce qu’il te vienne sans y penser.
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