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Extrait
Dans le pays de Ki, un homme était tourmenté par la crainte que le ciel ne lui tombât sur la tête et que la terre ne s’effondrât sous ses pieds. La crainte de ce grand cataclysme l’obsédait au point qu’il en perdit le sommeil et l’appétit. — Un ami s’émut de son état, et entreprit de le remonter. Le ciel, lui dit-il, n’est pas solide. Il n’y a, là-haut, que des vapeurs qui vont et viennent, s’étendant et se contractant, formant la respiration cosmique. Cela ne peut pas tomber. — Soit, dit le trembleur ; mais le soleil, la lune, les étoiles ? — Ces corps célestes, dit l’ami, ne sont aussi faits que de gaz lumineux. S’ils venaient à tomber, ils n’ont pas assez de masse pour faire même une blessure. — Et si la terre s’effondrait ? demanda le trembleur. — La terre est un trop gros morceau, dit l’ami, pour que les pas des hommes l’usent ; et trop bien suspendu dans l’espace, pour que leurs secousses l’ébranlent. Rassuré, le trembleur se mit à rire ; et l’ami, content d’avoir réussi à le rassurer, rit aussi.
Source Lie-tzeu, chapitre 1, N · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon Lie-tseu, un homme de Ki était si angoissé à l’idée que le ciel tombe qu’il en perdait le sommeil, et un ami, touché par sa peine, prit le temps de le rassurer patiemment jusqu’à ce qu’ils rient ensemble. Aujourd’hui, pense à une personne de ton entourage qui s’inquiète, appelle-la ou va la voir, et écoute ses peurs avec patience jusqu’à ce qu’un sourire revienne.
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