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Extrait
Jadis, raconte Tchoang-tzeu, une nuit, je fus un papillon, voltigeant content de son sort. Puis je m’éveillai, étant Tchoang-tcheou. Qui suis-je, en réalité ? Un papillon qui rêve qu’il est Tchoang-tcheou, ou Tchoang-tcheou qui s’imagine qu’il fut papillon ? Dans mon cas, y a-t-il deux individus réels ? Y a-t-il eu transformation réelle d’un individu en un autre ? — Ni l’un, ni l’autre, dit la Glose. Il y a eu deux modifications irréelles de l’être unique, de la norme universelle, dans laquelle tous les êtres dans tous leurs états sont un.
Source Tchoang-tzeu, chapitre 2, H-J · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon Tchouang-tseu, qui raconte avoir rêvé qu’il était un papillon, on ne sait plus, au réveil, qui rêve de qui ; pour la Glose (le commentaire traditionnel du texte), ce sont deux formes passagères d’un même être, en qui tous les êtres sont un. Aujourd’hui, quand tu te sens enfermé dans un rôle ou une étiquette, souviens-toi du papillon et regarde-toi avec plus de légèreté.
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