Judaïsme

Les Devoirs du cœur, Toute conduite est conditionnée par le cœur

Il m’apparaît tout à fait clairement que même les devoirs du corps et de ses membres ne peuvent jamais être pleinement accomplis qu’avec un cœur disposé et une âme qui trouve de la joie à les accomplir, et lorsque notre cœur est véritablement rempli d’ardeur pour l’œuvre qu’ils impliquent. Et si nous venions à penser que notre obligation morale exige seulement des actes extérieurs de bonté, et que nos cœurs ne sont pas tenus de choisir le service de l’Infini et d’y trouver de la joie, alors l’obligation de se conduire moralement serait elle aussi supprimée pour le corps et ses membres. Car aucun acte, quel qu’il soit, n’est accompli pleinement si l’âme ne trouve pas de joie à l’accomplir.
En outre, s’agissant de toute conduite pécheresse, ce n’est pas l’acte lui-même, mais l’intention pécheresse, qui rend coupable. On n’est coupable que lorsque le cœur s’associe aux membres du corps pour commettre une faute ; ainsi, l’intention du cœur est l’élément principal de la vertu comme du vice, et celui qui accomplit involontairement une action méritoire n’en retire aucun mérite. Ainsi, l’essentiel de toute conduite réside dans l’intention du cœur.

Source Bahya ibn Paquda, The Duties of the Heart, trans. Edwin Collins (1909), archive.org dutiesofheart01bahy (OCR corrigé) — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire