Parmi les commandements relatifs aux devoirs du cœur et de l’intelligence figurent les suivants : croire que le monde a un Créateur, qui l’a créé à partir du néant, et que nul autre ne Lui ressemble ; reconnaître Son Unité et L’adorer dans nos cœurs ; consacrer une réflexion attentive aux merveilles de Sa Création, afin qu’elles nous servent de signe pour Le connaître ; mettre notre confiance en Lui et nous humilier devant Lui ; Le craindre et trembler à l’idée qu’Il nous regarde — dans tout ce qui est visible et dans tout ce qui nous concerne en secret ; désirer accomplir Sa volonté ; et concentrer tous nos efforts sur des bonnes œuvres absolument désintéressées et motivées uniquement par l’amour de Dieu. Il nous est aussi commandé de L’aimer, ainsi que ceux qui L’aiment, et de haïr ceux qui Le haïssent. De même, nous ne devons ni convoiter, ni nous venger, ni garder rancune. Ces commandements nous interdisent également de concevoir des pensées pécheresses, d’avoir des désirs pécheurs, et même d’envisager de commettre une transgression, ainsi que d’autres choses semblables, cachées aux hommes et que Dieu seul peut voir.
Ainsi, les devoirs du cœur comprennent la formation d’idéaux de conduite, l’amour de l’homme, la foi, etc. ; la culture de croyances justes fondées sur la Raison ; l’effort conscient de l’esprit pour prendre la mesure des merveilles de la création, afin que nous puissions connaître de Dieu des vérités que le langage humain, qui ne peut décrire avec précision que les choses matérielles, ne saurait jamais exprimer adéquatement. Cette confiance en Dieu qui rend possible une conduite juste, même au prix du risque et de la perte personnels ; le bannissement de la haine, de l’envie, du mépris, de tout désir de vengeance et de tout désir de pécher, sont également des obligations du cœur. Elles comprennent aussi toutes les nuances de la vertu, telles que celles qui existent dans le cœur seul et ne se manifestent pas dans la vie matérielle, sinon par leur influence ; et l’ardent désir, jusqu’à ce que celui qui désire pâlisse de désir, de réaliser, dans la pensée, l’esprit et l’action, la volonté de Dieu. Et la plus importante d’entre elles est d’accorder l’âme en parfaite harmonie avec Dieu, de sorte que toute conduite juste et toute pensée juste s’ensuivent sans effort de notre part, parce que notre volonté ne fait qu’un avec la Sienne, par amour.