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Extrait
On raconte qu’un des Chassideem se promenait un jour avec ses disciples lorsqu’ils passèrent près de la carcasse d’un chien en état de décomposition avancée. Ses disciples s’exclamèrent : « Oh, comme cette carcasse pue ! » Il répondit : « Oh, comme ses dents sont blanches ! », afin de contrebalancer leur remarque. S’il est mal de parler en termes dépréciatifs d’un chien mort, combien plus est-il mal de le faire d’un homme vivant ; et s’il est méritoire de louer un chien mort pour la blancheur de ses dents, combien plus est-il du devoir de découvrir et de louer le moindre mérite chez un être humain doué d’intelligence ! Mais cet homme pieux avait aussi pour dessein d’enseigner à ses élèves à prendre l’habitude de parler en bien et d’éviter les propos malveillants. Car ce à quoi l’on accoutume la langue devient sa manière naturelle de parler.
Source Les Devoirs du cœur, La charité des humbles · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon Bahya ibn Paquda, sage juif du Moyen Âge, auteur des Devoirs du cœur, un hassid (un homme pieux, « Chassideem » au pluriel) apprit à ses disciples à chercher le moindre mérite en chacun, même là où tout semble repoussant, car ce que la langue prend l’habitude de dire devient sa manière naturelle de parler. Aujourd’hui, chaque fois qu’une critique te vient aux lèvres, cherche d’abord une qualité chez la personne ou dans la situation, et dis-la à voix haute.
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