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Extrait
Un chien impur reposait sur la poitrine d’un schaïkh, qui ne retira pas le pan de sa robe. Quelqu’un lui dit : « Ô toi qui es recommandable par ta dévotion ! pourquoi ne te gares-tu pas de ce chien ? » — « Ce chien, répondit le schaïkh, a un extérieur impur ; mais, en réalité, cette impureté n’est pas évidente à mon intérieur. Ce qui à l’extérieur est manifeste à son égard m’est caché à l’intérieur. Puisque mon intérieur est comme l’extérieur du chien, comment aurais-je de l’aversion pour lui, puisqu’il me ressemble ? Lorsque la moindre chose obstrue ton chemin, qu’importe que tu sois arrêté par une montagne (koh) ou par une paille (kâh) ? »
Source Mantic uttaïr, Le Schaïkh et le chien, §1 · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon Attar, un schaïkh, c’est-à-dire un maître spirituel, laisse un chien reposer contre lui, car il sait que l’impureté visible chez l’animal existe aussi, cachée, en lui-même : comment mépriser celui qui nous ressemble ? Aujourd’hui, quand tu sens monter un jugement sur quelqu’un, souviens-toi de tes propres faiblesses et offre-lui plutôt un geste de douceur.
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