Après avoir obtenu l’Amour, il ne voit que cela, n’entend que cela, ne parle que de cela et ne pense qu’à cela.
Aucun système religieux ne prétend définir la Divinité : tout au plus peut-il s’efforcer, avec les autres systèmes, de suspendre quelque voile intellectuel ou émotionnel à travers lequel la lumière, en resplendissant, puisse prendre forme. L’Amour est l’un de ces voiles, et l’on prend soin de remarquer que la nature essentielle de l’Amour, qui est celle de la Divinité, ne peut être exprimée. C’est comme un homme muet qui peut goûter, mais ne peut exprimer la sensation qu’il éprouve. Ainsi en va-t-il de l’Amour : il peut être ressenti, mais non décrit. On le voit rayonner chez certains individus (litt. : « vases »). On constate qu’il est exempt des trois qualités ou pouvoirs inhérents à toutes les choses matérielles (sattwa, rajas et tamas — éclat ou bonté, action ou passion, et inertie ou stupidité) ; il est dépourvu d’égoïsme, semble toujours croître à mesure qu’on le recherche et ne faiblit jamais ; ceux qui tournent vers l’intérieur leurs perceptions les plus aiguës le trouvent dans le cœur sous la forme d’une subtilité. Dès qu’un homme a fait l’expérience de l’Amour, toutes ses activités lui sont consacrées.
Aucun système religieux ne prétend définir la Divinité : tout au plus peut-il s’efforcer, avec les autres systèmes, de suspendre quelque voile intellectuel ou émotionnel à travers lequel la lumière, en resplendissant, puisse prendre forme. L’Amour est l’un de ces voiles, et l’on prend soin de remarquer que la nature essentielle de l’Amour, qui est celle de la Divinité, ne peut être exprimée. C’est comme un homme muet qui peut goûter, mais ne peut exprimer la sensation qu’il éprouve. Ainsi en va-t-il de l’Amour : il peut être ressenti, mais non décrit. On le voit rayonner chez certains individus (litt. : « vases »). On constate qu’il est exempt des trois qualités ou pouvoirs inhérents à toutes les choses matérielles (sattwa, rajas et tamas — éclat ou bonté, action ou passion, et inertie ou stupidité) ; il est dépourvu d’égoïsme, semble toujours croître à mesure qu’on le recherche et ne faiblit jamais ; ceux qui tournent vers l’intérieur leurs perceptions les plus aiguës le trouvent dans le cœur sous la forme d’une subtilité. Dès qu’un homme a fait l’expérience de l’Amour, toutes ses activités lui sont consacrées.