L’amour est immortel (amrta-rupa).
Dès le début, ces vers nous présentent deux mots : bhakti et prema. Le premier a souvent été traduit par « foi », ce qui a entraîné de la confusion et l’a fait assimiler à la doctrine occidentale de la foi, avec laquelle il n’a rien à voir. Il désigne la dévotion, l’amour, la fidélité envers quelque chose de supérieur à soi, mêlés à une forme de respect, de révérence et de vénération.
Prema, en revanche, désigne une dévotion intense, l’amour et la fidélité d’un égal envers un égal ; c’est une forme supérieure. C’est le stade où le dévot se tient devant la Divinité sous les traits de l’être aimé et de l’amant, avant que les deux ne deviennent ensuite entièrement un.
Bien que bhakti puisse souvent être employé au sens de prema, on ne trouve jamais l’inverse. Par exemple :—
Samo ’ham sarva-bhūteṣu na me dveṣyo ’sti na priyaḥ
Ye bhajanti tu māṁ bhaktyā mayi te teṣu chāpyaham.
« Je suis le même au milieu de tous les êtres ; nul ne m’est odieux, nul ne m’est cher, mais ceux qui m’adorent avec amour (bhakti) sont en moi, et moi aussi en eux. »
Bh. Gītā, IX, 29.
Ici, il est question de l’amant et de l’être aimé, et bhakti signifie prema. Ainsi, dans tout le Nārada Sūtra, bhakti désigne para (suprême) bhakti, qui est la même chose que prema. C’est pourquoi le deuxième verset identifie bhakti à prema, afin que ses sens plus restreints de culte, comme dans les rites, etc., ne puissent pas
Dès le début, ces vers nous présentent deux mots : bhakti et prema. Le premier a souvent été traduit par « foi », ce qui a entraîné de la confusion et l’a fait assimiler à la doctrine occidentale de la foi, avec laquelle il n’a rien à voir. Il désigne la dévotion, l’amour, la fidélité envers quelque chose de supérieur à soi, mêlés à une forme de respect, de révérence et de vénération.
Prema, en revanche, désigne une dévotion intense, l’amour et la fidélité d’un égal envers un égal ; c’est une forme supérieure. C’est le stade où le dévot se tient devant la Divinité sous les traits de l’être aimé et de l’amant, avant que les deux ne deviennent ensuite entièrement un.
Bien que bhakti puisse souvent être employé au sens de prema, on ne trouve jamais l’inverse. Par exemple :—
Samo ’ham sarva-bhūteṣu na me dveṣyo ’sti na priyaḥ
Ye bhajanti tu māṁ bhaktyā mayi te teṣu chāpyaham.
« Je suis le même au milieu de tous les êtres ; nul ne m’est odieux, nul ne m’est cher, mais ceux qui m’adorent avec amour (bhakti) sont en moi, et moi aussi en eux. »
Bh. Gītā, IX, 29.
Ici, il est question de l’amant et de l’être aimé, et bhakti signifie prema. Ainsi, dans tout le Nārada Sūtra, bhakti désigne para (suprême) bhakti, qui est la même chose que prema. C’est pourquoi le deuxième verset identifie bhakti à prema, afin que ses sens plus restreints de culte, comme dans les rites, etc., ne puissent pas
« L’amour est immortel. »
L’amour est l’une des définitions ou des méthodes par lesquelles le mental fini et mortel tente d’exprimer sa conception de sa nature essentielle et éternelle. À travers le voile du cerveau et des sens, cette nature apparaît comme séparée de lui-même, sous la forme d’un principe divin qui illumine le mental d’un rayon de Lui-même (« Dieu est amour »).
Cette conception du principe abstrait de l’amour comme amant est d’une aide immense dans l’ascension que le mental est finalement destiné à accomplir vers la révélation ultime, les dernières paroles qui puissent être prononcées : « tu es toi-même CELA ». C’est le processus naturel que l’homme traverse, et les diverses conceptions de la religion en montrent les différentes phases, jusqu’à l’expression la plus haute et ultime, l’Adwaita Vedanta, qui ne reconnaît aucune dualité, rien qui soit séparé du Soi, où que ce soit.
L’amour est l’une des définitions ou des méthodes par lesquelles le mental fini et mortel tente d’exprimer sa conception de sa nature essentielle et éternelle. À travers le voile du cerveau et des sens, cette nature apparaît comme séparée de lui-même, sous la forme d’un principe divin qui illumine le mental d’un rayon de Lui-même (« Dieu est amour »).
Cette conception du principe abstrait de l’amour comme amant est d’une aide immense dans l’ascension que le mental est finalement destiné à accomplir vers la révélation ultime, les dernières paroles qui puissent être prononcées : « tu es toi-même CELA ». C’est le processus naturel que l’homme traverse, et les diverses conceptions de la religion en montrent les différentes phases, jusqu’à l’expression la plus haute et ultime, l’Adwaita Vedanta, qui ne reconnaît aucune dualité, rien qui soit séparé du Soi, où que ce soit.