Hindouisme

Chants de Kabir, XCVII

Le Seigneur est en moi, le Seigneur est en vous, comme la vie est en chaque semence.
Ô serviteur ! écarte le faux orgueil et cherche-le en Toi.
Un million de soleils embrasent la lumière,
La mer bleue s’étend dans le ciel,
La fièvre de la vie s’apaise et toutes les souillures sont lavées ;
quand je m’assieds au milieu de ce monde.
Écoute les cloches et les tambours qui résonnent sans qu’on les frappe ! Réjouis-toi dans l’amour !
Les pluies tombent sans eau, et les rivières sont des courants de
lumière.
Il n’est qu’un seul Amour qui imprègne le monde entier ; rares sont ceux qui
le connaissent pleinement :
Ils sont aveugles, ceux qui espèrent le voir à la lumière de la raison, cette
raison qui est cause de séparation —
La demeure de la raison est bien loin !
Que Kabîr est béni, lui qui, au milieu de cette grande joie, chante dans
son propre vase.
C’est la musique de la rencontre de l’âme avec l’âme ;
C’est la musique de l’oubli des chagrins ;
C’est la musique qui transcende toutes les entrées et toutes les
sorties.

Source Songs of Kabir, trad. Rabindranath Tagore, 1915, Project Gutenberg #6519 — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire