Hindouisme

Chants de Kabir, LXXXI

Au commencement, Lui seul existait, se suffisant à Lui-même : l’Être sans forme, sans couleur et sans condition.
Alors, il n’y avait ni commencement, ni milieu, ni fin ;
Alors, il n’y avait ni yeux, ni obscurité, ni lumière ;
Alors, il n’y avait ni sol, ni air, ni ciel ; ni feu, ni eau, ni terre ; pas de fleuves comme le Gange et la Jumna, pas de mers, d’océans ni de vagues.
Alors, il n’y avait ni vice ni vertu ; il n’y avait pas d’Écritures, telles les Védas et les Purāṇas, ni le Coran.
Kabîr médite en son mental et dit : « Alors, il n’y avait aucune activité : l’Être suprême demeurait plongé dans les profondeurs inconnues de Son propre soi. »
Le Guru ne mange ni ne boit, ne vit ni ne meurt :
Il n’a ni forme, ni ligne, ni couleur, ni vêtement.
Lui qui n’a ni caste, ni clan, ni rien d’autre — comment pourrais-je décrire Sa gloire ?
Il n’a ni forme ni absence de forme,
Il n’a pas de nom,
Il n’a ni couleur ni absence de couleur,
Il n’a pas de demeure.

Source Songs of Kabir, trad. Rabindranath Tagore, 1915, Project Gutenberg #6519 — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire