Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Lankâ-kând, Dohâ 70

Ô Umā, peut-il être mis en esclavage, lui dont le nom, lorsqu’il est répété en prière, libère les saints des liens de l’existence, lui qui est le centre omniprésent de l’univers ?
Ô Bhavānī, les actes de Rāma incarné dépassent les limites de la pensée, des forces humaines et de la parole. C’est pourquoi les ascètes les plus sages renoncent aux spéculations théologiques et se contentent d’adorer. Ayant ainsi jeté l’armée dans la confusion, Meghnad finit par se montrer en proférant des insultes. Jāmbavān cria : « Misérable, reste à ta place ! » À ces mots, sa fureur grandit encore. « Insensé, je ne t’ai épargné qu’en raison de ton âge. Je méprise ton défi. » Cela dit, il lança son terrible trident ; Jāmbavān le saisit à la main, puis se précipita sur Meghnad et le frappa si violemment à la poitrine que lui, le fléau du ciel, tomba évanoui à terre. Alors, dans sa colère, il le saisit par le pied, le fit tournoyer et le projeta au sol pour faire étalage de sa force. Mais, grâce à la faveur divine, il ne mourut pas sous ces coups ; Jāmbavān le saisit donc par le pied et le lança dans Laṅkā, tandis que les dieux et les saints envoyèrent Garuḍa, qui se hâta de rejoindre Rāma,

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire