Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhyâ-kând, Dohâ 245

« Et pourtant, voici que tu me demandes conseil : tel est mon cruel destin. » Quand le gourou entendit ces paroles affectueuses, l’amour jaillit dans son cœur.
Mon fils, ce que tu dis est vrai : tout est la grâce de Rama ; sans Rama, nul ne peut jamais même rêver au bonheur. Il existe une solution, mon fils, bien que j’aie honte de la proposer ; mais un homme sage sacrifie la moitié quand il voit que tout va être perdu : que vous deux, frères, partiez en exil ; alors Lakshman, Sita et Rama reviendront. »
À ces paroles favorables, les deux frères se réjouirent et tout leur corps frémit d’émotion ; leur cœur était aussi joyeux et leur visage aussi rayonnant que si le roi Dasarath avait été rendu à la vie et Rama déjà installé sur le trône. Le peuple y gagna beaucoup et sacrifia peu ; mais les reines pleurèrent toutes, car leur douleur égalait leur joie. Bharat dit : « Ce que le saint a proposé est déjà pour ainsi dire accompli ; il m’a accordé la chose que je désirais le plus, par-dessus tout. Je resterai toute ma vie dans la forêt ; rien ne me plairait davantage.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire