Hindouisme

Tukaram, Poème 2376

Que dirai-je maintenant ? Ma parole est insuffisante ; je dépose ma tête à Tes pieds. La pierre de parisa renonce à sa dignité ; elle sent son infériorité au contact du fer. C’est la gloire des saints que d’être venus bénir le monde ; ils usent leur corps au service des autres. L’amour patient est le fonds de leur commerce ; il n’y a en eux aucun amour de soi. Tuka dit : leur bonheur réside dans le bonheur des autres, nectar dérobé à leurs lèvres.
Si l’enfant d’une mère est blessé, sa vie se tord en elle. Telle est la nature d’une mère ; la vie de la corde ne fait qu’un avec celle de ses fils. Le bonheur paisible de l’enfant se manifeste dans le mental de la mère. Tuka dit : ô saints, vous êtes pleins de compassion.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire