Quand un homme est absorbé dans la répétition silencieuse des noms de son Dieu, il ne connaît rien du monde extérieur ; il lui faut un effort pour en reprendre conscience. Il tombe en extase et remue les membres sans aucune sensation du corps. S’il lui arrive de répéter les paroles d’autrui, elles deviennent des Védas sur ses lèvres ; si l’on applique sur lui des remèdes douloureux, il n’y prête pas attention. Lorsqu’il raconte les joies de Brahma, les gens sont stupéfaits ; un étrange sentiment les envahit. Tuka dit : le monde extérieur est Vitthala ; le mental intérieur est rafraîchi par le nectar de Brahma.
Hindouisme
Tukaram, Poème 1669
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire