Le sanctuaire se tient depuis des âges sans fin ; en lui résonne la connaissance du soi ; autour de lui fait rage la soudaine tempête d’extase, inspirée par ce dieu Mallari. Je porte la coquille de la pure sainteté, l’anneau d’argent fixé derrière par un bouton et une boucle de connaissance. Autour de mon cou est noué le bandeau du renoncement ; je montrerai le chemin de cette dévotion. Mon écuelle d’aumône est mon cœur ; ses pulsations sont les clochettes que je fais sonner. Ma bourse à curcuma renferme un trésor de connaissance : elle ne se vide jamais, à travers tous les âges. J’ai visité les quatre maisons, poursuivant le pèlerinage de la vie. Mallari m’a accordé sa faveur ; j’ai demeuré dans le sentiment de l’identité. Quand ce dieu m’inspire, je suis saisi d’une frénésie d’amour ; voyez ! Tuka se met à aboyer et gronde dans un accès de folie.
Hindouisme
Tukaram, Poème 1337
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire