Hindouisme

Tukaram, Poème 1066

Celui qui mange sans respecter les rites est un chien ; à quoi lui sert d’être un homme ? C’est une bête de somme, un bœuf ! Il ne connaît aucune conduite juste ; il est un fardeau pour la terre, l’ennemi de ses ancêtres, qu’il souille. Celui dont la parole est impure, qui ne dit jamais la vérité, même dans ses rêves, n’a pas son pareil en culpabilité. Celui qui ne pense qu’à son ventre et n’a aucune compassion pour les autres créatures ; si un mendiant qui fait sa tournée s’approche de lui, il le chasse ; il ne vénère jamais les saints et ne se rend en aucun lieu saint : il est promis à l’enfer et connaîtra les pires souffrances. Tuka dit : ceux qui oublient Dieu et s’écrient « Moi » et « Mien » détruisent leur propre œil.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire