Il est impossible de conserver une bonne réputation, ô Seigneur et Maître, ô sauveur des pécheurs. Si un homme prend soin de sa famille, les gens le blâment ; s’il y renonce, ils le traitent de paresseux et d’égoïste ; s’il accomplit les cérémonies, ils le disent ostentatoire ; s’il les abandonne, ils le lui reprochent. S’il vit avec les saints, ils s’écrient : « Un disciple ! » S’il les laisse tranquilles, ils disent qu’il est ignorant. S’il est pauvre, il est né pour mendier ; s’il a des moyens, ils l’accusent d’orgueil. S’il parle beaucoup, il est trop bavard ; s’il parle peu, ils crient qu’il est orgueilleux. S’il se tient à l’écart des hommes, il est insensible ; s’il se mêle à eux, on dit qu’il ruine sa famille. S’il se marie, ils disent qu’il est luxurieux ; s’il ne se marie pas, ils disent qu’il est impuissant. S’il n’a pas d’enfants, ils le méprisent ; s’il en a une ribambelle, ils disent que cela mène en enfer. Les hommes du monde me sont devenus odieux, je ne peux contenir le dégoût qu’ils m’inspirent ; un homme attaché au monde ne supporte pas la compagnie des saints. Tuka dit : Écoutez mes paroles, quittez le monde et pratiquez la dévotion.
Hindouisme
Tukaram, Poème 994
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire