Hindouisme

Tukaram, Poème 888

Je n’ai rien à faire ; voyez, je n’ai plus rien à faire ! Je traverserai les événements qui se présenteront, assis tranquillement comme un spectateur. À cause de leurs appétits superflus, les hommes s’attireront eux-mêmes des épreuves. Tuka s’est mis à l’écart ; il vit dans le monde, tout en vivant à l’écart du monde.
Les serviteurs de Hari sont semblables à Hari ; libres de crainte, de désir, de souci anxieux et d’espoir, ils ne prêtent pas attention au monde ; ils sont ceints de la force de la dévotion. Ils ont saisi Ses pieds et renoncé au monde ; ils n’ont pas à honorer les biens. Son nom dans leur gorge est un breuvage de nectar ; ils n’ont besoin de rien d’autre. Il y a en Lui une place infinie pour la compassion ; le Seigneur du monde est comme une mer profonde. L’emprise de la luxure et de la colère ne peut être desserrée ; ce sont des démons qui nous contraignent à leur service. Ils sont assez forts pour vaincre la mort ; assez humbles pour se retirer devant tous les hommes ; assez généreux pour se donner eux-mêmes ; possédant toutes les perfections, ils ne prétendent à aucun savoir. Le monde est leur serviteur ; la libération attend leur heure. Ils envoient la prospérité et la perfection errer au loin ; oui, les gens de Vishnu ne les toucheront pas. Ils considèrent la naissance et la mort comme un rêve ; ils ne distinguent pas ce qui leur appartient de ce qui appartient aux autres. Tuka dit : Avec une joie toujours croissante, je raconte leur amour.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire