Hindouisme

Tukaram, Poème 688

Si l’on rejette l’orgueil et le désir, le corps devient semblable au joyau Chintémani. Si l’on rejette la fraude, la malveillance et l’esprit de censure, le corps devient limpide comme le cristal. Un tel homme n’a pas besoin de visiter les lieux saints de la libération, ni même Bénarès ; tous les hommes viennent à lui. Il devient lui-même le premier de tous les lieux saints, et sa vue procure la libération. Si le mental d’un homme est pur, à quoi peuvent lui servir les guirlandes ? Il est déjà paré de tous les ornements. De tels hommes proclament sans cesse les attributs de Hari ; la joie habite en eux. Ils ont abandonné au Très-Haut leur corps, leur mental et leurs biens ; ils ne désirent rien. Tuka dit : Il est plus glorieux que la pierre Parisa ; comment pourrais-je décrire sa gloire ?

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire