À présent, je vais connaître le bonheur parfait. J’ai quitté toutes les contrées étrangères ; je ne vois rien d’autre que la maison de ma mère. Vitthala et Rakhumai sont près de moi, ainsi que ma sœur, mon frère, mon père et ma mère ; il est le chef de toute ma famille. Je n’ai besoin de reconnaître aucun étranger. J’ai étendu mon autorité sur le monde entier. Je me suis affranchi de la dépendance envers autrui ; tout m’appartient désormais ; j’ai congédié la honte et les soucis anxieux. Je m’abandonne à mon désir de rester chez moi, dans la maison de ma mère, où je fais à ma guise. Je fais ce qu’il me demande ; je ne crains pas de me tromper. J’ai longtemps supporté de vivre avec ma belle-mère ; j’étais tourmenté par de nombreux désirs ; à présent, j’oublie les intérêts du monde. Mon père et ma mère me caressent avec une tendre affection ; ils me répondent avec douceur et me demandent de leur confier mes désirs d’enfant. Désormais, Tuka parlera librement, avec ses accents balbutiants.
Hindouisme
Tukaram, Poème 94
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire