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Extrait
L’oiseau du bas n’était, pour ainsi dire, que l’ombre apparemment réelle, le reflet de l’oiseau supérieur ; en essence, il avait toujours été lui-même l’oiseau du haut. Cette dégustation de fruits doux et amers, cet oiselet d’en bas, tantôt en pleurs, tantôt heureux, n’était qu’une vaine chimère, un rêve : tout ce temps, le véritable oiseau se tenait là-haut, calme et silencieux, glorieux et majestueux, au-delà du chagrin, au-delà de la douleur. L’oiseau supérieur est Dieu, le Seigneur de cet univers ; l’oiseau inférieur est l’âme humaine, qui goûte aux fruits doux et amers de ce monde.
Source Vivekananda, Védanta pratique et autres conférences, L’idéal d’une religion universelle, §21 · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon Swami Vivekananda, qui reprend une image des Upanishads, deux oiseaux vivent sur un même arbre : celui d’en bas, l’âme humaine, goûte les fruits doux et amers et passe des larmes au rire ; celui d’en haut, Dieu, demeure calme et glorieux, et l’oiseau d’en bas découvre peu à peu qu’il n’en était que le reflet. Quand une émotion te secoue aujourd’hui, respire et tourne ton regard intérieur vers cet oiseau paisible, au-delà des hauts et des bas.
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