1. Le F. Ce sont là vos paroles, ô Jésus ! vérité éternelle !
quoiqu’elles n’aient pas été dites dans le même temps, et
qu’elles ne soient pas écrites dans le même lieu.
Et puisqu’elles viennent de Vous, et qu’elles sont véritables,
je dois les recevoir toutes avec une foi pleine de
reconnaissance.
Elles sont de vous, car c’est Vous qui les avez dites ; mais
elles sont aussi à moi, parce que Vous les avez dites pour
mon salut.
Je les reçois avec joie de Votre bouche, afin qu’elles se
gravent profondément dans mon cœur.
Ces paroles pleines de tant de bonté, de tendresse et d’amour,
m’animent ; mais la pensée de mes crimes m’effraye,
et ma conscience impure m’éloigne d’un mystère si saint.
La douceur de Vos paroles m’attire, mais le poids de mes
péchés me retient.
2. Vous m’ordonnez d’aller à Vous avec confiance, si je
veux avoir part avec Vous ; et de me nourrir du pain de
l’immortalité, si je veux obtenir la vie et la gloire éternelle.
Venez, dites-vous, venez à moi, Vous tous qui souffrez et qui êtes oppressés, et je Vous ranimerai.
O douce et aimable parole à l’oreille d’un pécheur ! vous
invitez, Seigneur mon Dieu, le pauvre et l’indigent à la
participation de Votre corps sacré.
Mais qui suis-je, Seigneur, pour oser m’approcher de
vous ?
quoiqu’elles n’aient pas été dites dans le même temps, et
qu’elles ne soient pas écrites dans le même lieu.
Et puisqu’elles viennent de Vous, et qu’elles sont véritables,
je dois les recevoir toutes avec une foi pleine de
reconnaissance.
Elles sont de vous, car c’est Vous qui les avez dites ; mais
elles sont aussi à moi, parce que Vous les avez dites pour
mon salut.
Je les reçois avec joie de Votre bouche, afin qu’elles se
gravent profondément dans mon cœur.
Ces paroles pleines de tant de bonté, de tendresse et d’amour,
m’animent ; mais la pensée de mes crimes m’effraye,
et ma conscience impure m’éloigne d’un mystère si saint.
La douceur de Vos paroles m’attire, mais le poids de mes
péchés me retient.
2. Vous m’ordonnez d’aller à Vous avec confiance, si je
veux avoir part avec Vous ; et de me nourrir du pain de
l’immortalité, si je veux obtenir la vie et la gloire éternelle.
Venez, dites-vous, venez à moi, Vous tous qui souffrez et qui êtes oppressés, et je Vous ranimerai.
O douce et aimable parole à l’oreille d’un pécheur ! vous
invitez, Seigneur mon Dieu, le pauvre et l’indigent à la
participation de Votre corps sacré.
Mais qui suis-je, Seigneur, pour oser m’approcher de
vous ?
Voilà que les Cieux des cieux ne peuvent Vous contenir,
et Vous dites : Venez tous à moi.
3. D’où vient cette miséricordieuse condescendance, une
si tendre invitation ?
Comment oserai-je aller à Vous, moi qui ne sens en moi
même aucun bien qui puisse me donner quelque confiance ?
Comment Vous recevrai-je en ma maison, moi qui ai si
souvent outragé Votre bonté ?
Les Anges et les Archanges Vous adorent en tremblant,
les Saints et les Justes sont saisis de frayeur ; et Vous dites :
Venez tous à moi !
Si ce n’était Vous qui le dites, Seigneur, qui pourrait le
croire ?
Et si Vous n’ordonniez vous-même d’approcher de Vous,
qui en aurait l’audace ?
4. Noé, cet homme juste, travailla cent ans à construire
l’arche, pour se sauver avec peu de personnes : et moi,
comment pourrai-je, en une heure, me préparer à recevoir
dignement le Créateur du monde ?
Moïse le plus grand de Vos serviteurs, pour qui vous
étiez comme un ami, fit une arche d’un bois incorruptible,
qu’il revêtit d’un or très pur, afin d’y déposer les tables de
la loi : et moi, vile créature, j’oserai recevoir si facilement
le fondateur de la loi et l’Auteur de la vie ?
Salomon, le plus sage des rois d’Israël, employa sept ans
à élever un temple magnifique à la gloire de Votre nom :
il célébra, pendant huit jours, la fête de sa dédicace ; il offrit
mille hosties pacifiques, et, au son des trompettes, au milieu
des cris de joie, il plaça solennellement l’arche d’alliance
dans le lieu qui lui était préparé.
et Vous dites : Venez tous à moi.
3. D’où vient cette miséricordieuse condescendance, une
si tendre invitation ?
Comment oserai-je aller à Vous, moi qui ne sens en moi
même aucun bien qui puisse me donner quelque confiance ?
Comment Vous recevrai-je en ma maison, moi qui ai si
souvent outragé Votre bonté ?
Les Anges et les Archanges Vous adorent en tremblant,
les Saints et les Justes sont saisis de frayeur ; et Vous dites :
Venez tous à moi !
Si ce n’était Vous qui le dites, Seigneur, qui pourrait le
croire ?
Et si Vous n’ordonniez vous-même d’approcher de Vous,
qui en aurait l’audace ?
4. Noé, cet homme juste, travailla cent ans à construire
l’arche, pour se sauver avec peu de personnes : et moi,
comment pourrai-je, en une heure, me préparer à recevoir
dignement le Créateur du monde ?
Moïse le plus grand de Vos serviteurs, pour qui vous
étiez comme un ami, fit une arche d’un bois incorruptible,
qu’il revêtit d’un or très pur, afin d’y déposer les tables de
la loi : et moi, vile créature, j’oserai recevoir si facilement
le fondateur de la loi et l’Auteur de la vie ?
Salomon, le plus sage des rois d’Israël, employa sept ans
à élever un temple magnifique à la gloire de Votre nom :
il célébra, pendant huit jours, la fête de sa dédicace ; il offrit
mille hosties pacifiques, et, au son des trompettes, au milieu
des cris de joie, il plaça solennellement l’arche d’alliance
dans le lieu qui lui était préparé.
Et moi, misérable que je suis et le plus pauvre des
hommes, comment vous introduirai-je dans ma maison,
moi qui sais à peine employer pieusement une demi-heure ? Et plût à Dieu que j’eusse une seule fois employé dignement un moindre temps encore ?
5. O mon Dieu, que n’ont point fait ces saints hommes
pour Vous plaire, et combien, hélas ! ce que je fais est peu !
combien est court le temps que je consacre à me préparer
à la communion !
Rarement suis-je bien recueilli ; plus rarement suis-je
libre de toute distraction.
Et certes, entre Votre divine et salutaire présence, nulle
pensée profane ne devrait s’offrir à mon esprit, nulle créature
ne devrait l’occuper : car ce n’est pas un ange,
mais le Seigneur des anges que je dois recevoir en
moi.
6. Quelle distance infinie d’ailleurs entre l’arche d’alliance
avec ce qu’elle renfermait, et Votre corps très pur
avec ses ineffables vertus ; entre les sacrifices de la loi, figure
du sacrifice à venir, et la véritable hostie de Votre
corps, accomplissement de tous les anciens sacrifices !
7. Pourquoi donc ne suis-je pas plus enflammé en Votre
adorable présence ?
Pourquoi n’ai-je pas soin de me mieux préparer à la
participation de Vos saints mystères ; lorsque ces antiques
patriarches, ces saints prophètes, et ces rois, et ces princes
avec tout leur peuple, ont montré tant de zèle pour le
culte divin ?
hommes, comment vous introduirai-je dans ma maison,
moi qui sais à peine employer pieusement une demi-heure ? Et plût à Dieu que j’eusse une seule fois employé dignement un moindre temps encore ?
5. O mon Dieu, que n’ont point fait ces saints hommes
pour Vous plaire, et combien, hélas ! ce que je fais est peu !
combien est court le temps que je consacre à me préparer
à la communion !
Rarement suis-je bien recueilli ; plus rarement suis-je
libre de toute distraction.
Et certes, entre Votre divine et salutaire présence, nulle
pensée profane ne devrait s’offrir à mon esprit, nulle créature
ne devrait l’occuper : car ce n’est pas un ange,
mais le Seigneur des anges que je dois recevoir en
moi.
6. Quelle distance infinie d’ailleurs entre l’arche d’alliance
avec ce qu’elle renfermait, et Votre corps très pur
avec ses ineffables vertus ; entre les sacrifices de la loi, figure
du sacrifice à venir, et la véritable hostie de Votre
corps, accomplissement de tous les anciens sacrifices !
7. Pourquoi donc ne suis-je pas plus enflammé en Votre
adorable présence ?
Pourquoi n’ai-je pas soin de me mieux préparer à la
participation de Vos saints mystères ; lorsque ces antiques
patriarches, ces saints prophètes, et ces rois, et ces princes
avec tout leur peuple, ont montré tant de zèle pour le
culte divin ?
8. David, ce roi si pieux, fit éclater ses transports par des
danses religieuses devant l’arche, se souvenant des bienfaits
que Dieu avait répandus sur ses pères ; il fit faire divers
instruments de musique, il composa des psaumes que le
peuple chantait avec allégresse, selon ce qu’il avait or
donné, et, animé de l’Esprit-Saint, souvent il les chanta
lui-même sur sa harpe ; il apprit aux enfants d’Israël à
louer Dieu de tout leur cœur, et à unir chaque jour leurs
voix pour le célébrer et le bénir.
Si la vue de l’arche d’alliance inspirait tant de ferveur,
tant de zèle pour les louanges de Dieu, quel respect, quel amour ne doit pas m’inspirer, et à tout le peuple chrétien,
la présence de votre Sacrement, ô Jésus ! et la réception de
votre corps adorable ?
9. Plusieurs courent en divers lieux pour visiter les reliques
des Saints ; ils écoutent avidement le récit de leurs
actions ; ils admirent les vastes temples bâtis en leur honneur,
et baisent leurs os sacrés, enveloppés dans l’or et la
soie.
Et voilà que vous-même, ô mon Dieu ! vous êtes ici
présent devant moi sur l’autel, vous, le Saint des saints,
le Créateur des hommes, le Roi des anges !
Souvent c’est la curiosité, le désir de voir des choses
nouvelles, qui fait entreprendre ces pèlerinages ; et de là
vient que, guidé par ce motif frivole, sans véritable
contrition, on en tire peu de fruit pour la réforme des
mœurs.
danses religieuses devant l’arche, se souvenant des bienfaits
que Dieu avait répandus sur ses pères ; il fit faire divers
instruments de musique, il composa des psaumes que le
peuple chantait avec allégresse, selon ce qu’il avait or
donné, et, animé de l’Esprit-Saint, souvent il les chanta
lui-même sur sa harpe ; il apprit aux enfants d’Israël à
louer Dieu de tout leur cœur, et à unir chaque jour leurs
voix pour le célébrer et le bénir.
Si la vue de l’arche d’alliance inspirait tant de ferveur,
tant de zèle pour les louanges de Dieu, quel respect, quel amour ne doit pas m’inspirer, et à tout le peuple chrétien,
la présence de votre Sacrement, ô Jésus ! et la réception de
votre corps adorable ?
9. Plusieurs courent en divers lieux pour visiter les reliques
des Saints ; ils écoutent avidement le récit de leurs
actions ; ils admirent les vastes temples bâtis en leur honneur,
et baisent leurs os sacrés, enveloppés dans l’or et la
soie.
Et voilà que vous-même, ô mon Dieu ! vous êtes ici
présent devant moi sur l’autel, vous, le Saint des saints,
le Créateur des hommes, le Roi des anges !
Souvent c’est la curiosité, le désir de voir des choses
nouvelles, qui fait entreprendre ces pèlerinages ; et de là
vient que, guidé par ce motif frivole, sans véritable
contrition, on en tire peu de fruit pour la réforme des
mœurs.
Mais ici, dans le sacrement de l’autel, vous êtes présent
tout entier, ô Christ Jésus ! vrai Dieu et vrai homme ;
et toutes les fois qu’on Vous reçoit dignement et avec ferveur,
on recueille en abondance les fruits du salut éternel.
Ce n’est pas la légèreté, ni la curiosité, ni l’attrait des
sens, qui conduit à ce banquet sacré ; mais une foi ferme,
une vive espérance, une charité sincère.
10. O Dieu créateur invisible du monde, que vous êtes
admirable dans ce que vous faites pour nous ! avec quelle
bonté, quelle tendresse Vous veillez sur vos élus, vous
donnant vous-même à eux pour nourriture dans votre Sacrement !
C’est là ce qui surpasse toute intelligence ; ce qui, plus
qu’aucune autre chose, attire à Vous les cœurs pieux et
enflamme leur amour.
Car vos vrais fidèles, occupés toute leur vie de se corriger,
puisent dans la fréquente réception de cet auguste
Sacrement une merveilleuse ferveur et un zèle ardent pour
la vertu.
11. O Grâce admirable et cachée du Sacrement, connue
des seuls fidèles serviteurs de Jésus-Christ ! car les serviteurs
infidèles, asservis au péché, ne peuvent en ressentir
l’influence.
La grâce de l’Esprit-Saint est donnée dans ce Sacrement ;
il répare les forces de l’âme, et lui rend sa beauté première,
que le péché avait effacée.
tout entier, ô Christ Jésus ! vrai Dieu et vrai homme ;
et toutes les fois qu’on Vous reçoit dignement et avec ferveur,
on recueille en abondance les fruits du salut éternel.
Ce n’est pas la légèreté, ni la curiosité, ni l’attrait des
sens, qui conduit à ce banquet sacré ; mais une foi ferme,
une vive espérance, une charité sincère.
10. O Dieu créateur invisible du monde, que vous êtes
admirable dans ce que vous faites pour nous ! avec quelle
bonté, quelle tendresse Vous veillez sur vos élus, vous
donnant vous-même à eux pour nourriture dans votre Sacrement !
C’est là ce qui surpasse toute intelligence ; ce qui, plus
qu’aucune autre chose, attire à Vous les cœurs pieux et
enflamme leur amour.
Car vos vrais fidèles, occupés toute leur vie de se corriger,
puisent dans la fréquente réception de cet auguste
Sacrement une merveilleuse ferveur et un zèle ardent pour
la vertu.
11. O Grâce admirable et cachée du Sacrement, connue
des seuls fidèles serviteurs de Jésus-Christ ! car les serviteurs
infidèles, asservis au péché, ne peuvent en ressentir
l’influence.
La grâce de l’Esprit-Saint est donnée dans ce Sacrement ;
il répare les forces de l’âme, et lui rend sa beauté première,
que le péché avait effacée.
Telle est quelquefois la puissance de cette grâce et la
ferveur qu’elle inspire, que non seulement l’esprit, mais
le corps languissant, en reçoit une vigueur nouvelle.
12. Et c’est pourquoi nous devons déplorer avec amertume
la tiédeur et la négligence qui affaiblissent en nous le
désir de recevoir Jésus-Christ, unique espérance des élus
et leur seul mérite.
Car c’est Lui qui nous sanctifie et qui nous a rachetés ; il
est la consolation de ceux qui voyagent sur la terre, et
l’éternelle félicité des Saints.
Combien donc ne doit-on pas gémir de ce que plusieurs
montrent tant d’indifférence pour ce sacré mystère, qui est
la joie du ciel et le salut du monde !
O aveuglement ! ô dureté du cœur humain, d’être si peu
touché de ce don ineffable, qui semble perdre de son prix
à mesure qu’on en use davantage !
13. Si cet adorable Sacrement ne s’accomplissait qu’en
un seul lieu, et qu’un seul prêtre, dans le monde entier,
consacrât l’hostie sainte, avec quelle ardeur les hommes
n’accourraient-ils pas en ce lieu, vers ce prêtre unique,
pour voir célébrer les saints mystères ?
Mais il y a plusieurs prêtres, et le Christ est offert en
plusieurs lieux, afin que la miséricorde et l’amour de Dieu
pour l’homme éclatent d’autant plus, que la sainte communion
est plus répandue dans le monde.
ferveur qu’elle inspire, que non seulement l’esprit, mais
le corps languissant, en reçoit une vigueur nouvelle.
12. Et c’est pourquoi nous devons déplorer avec amertume
la tiédeur et la négligence qui affaiblissent en nous le
désir de recevoir Jésus-Christ, unique espérance des élus
et leur seul mérite.
Car c’est Lui qui nous sanctifie et qui nous a rachetés ; il
est la consolation de ceux qui voyagent sur la terre, et
l’éternelle félicité des Saints.
Combien donc ne doit-on pas gémir de ce que plusieurs
montrent tant d’indifférence pour ce sacré mystère, qui est
la joie du ciel et le salut du monde !
O aveuglement ! ô dureté du cœur humain, d’être si peu
touché de ce don ineffable, qui semble perdre de son prix
à mesure qu’on en use davantage !
13. Si cet adorable Sacrement ne s’accomplissait qu’en
un seul lieu, et qu’un seul prêtre, dans le monde entier,
consacrât l’hostie sainte, avec quelle ardeur les hommes
n’accourraient-ils pas en ce lieu, vers ce prêtre unique,
pour voir célébrer les saints mystères ?
Mais il y a plusieurs prêtres, et le Christ est offert en
plusieurs lieux, afin que la miséricorde et l’amour de Dieu
pour l’homme éclatent d’autant plus, que la sainte communion
est plus répandue dans le monde.
Je vous rends grâces, ô Jésus ! pasteur éternel, qui, dans
notre exil et notre indigence, daignez nous nourrir de votre
corps et votre sang précieux, et nous inviter, de votre propre
bouche, à la participation de ces sacrés mystères, disant : Venez à moi, vous tous qui portez votre fardeau avec travail, et je vous soulagerai.
notre exil et notre indigence, daignez nous nourrir de votre
corps et votre sang précieux, et nous inviter, de votre propre
bouche, à la participation de ces sacrés mystères, disant : Venez à moi, vous tous qui portez votre fardeau avec travail, et je vous soulagerai.
Tout ce qu’offrait de plus grand, de plus imposant, de plus saint,
le culte de l’ancienne alliance, n’était qu’une légère ombre des
mystères de l’homme-Dieu. David célèbre avec pompe le retour de
l’arche à Jérusalem : mais cette arche était vide, elle ne renfermait
pas le Sauveur du genre humain. Salomon bâtit un temple magnifique :
il en fait, en présence du peuple saisi de respect, la dédicace
solennelle ; des victimes sans nombre sont immolées, mais ces victimes,
qu’est-ce ? de vils animaux dont le sang ne peut apaiser la
souveraine Justice. Le monde demeurait dans l’attente du salut
annoncé, lorsque voilà qu’au moment prédit, s’accomplissent les promesses aperçues et saluées de loin par les Patriarches, durant leur
pèlerinage sur la terre. Le Désiré des nations, le Dominateur, l’Ange de l’alliance, celui dont le nom est Jehovah, vient dans Son temple, et le vrai sacrifice de propitiation remplace à jamais
les sacrifices figuratifs. Au fond du tabernacle, sous les voiles du
sanctuaire repose l’Hostie toujours vivante, l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. Le même qui est assis à la droite du Père,
est là présent, et Sa voix nous appelle : Prenez et mangez, ceci est mon corps ; buvez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour la rémission des péchés. Mangez, ô
mes amis ! Buvez, enivrez-vous, mes bien-aimés ! vous tous qui avez soif, venez à la source dont les eaux rejaillissent dans l’éternelle vie. Ceux qui, refusant de se désaltérer à cette source
pure, s’en vont cherchant à l’écart des eaux furtives, Dieu leur
prépare un breuvage assoupissant, et leurs yeux se ferment. Dans ce sommeil, il leur semble qu’ils ont faim et qu’ils mangent, et au réveil leur âme est vide. Altérés, ils rêvent qu’ils boivent, et ils se réveillent pleins de lassitude, et ils ont encore soif, et leur âme est vide. Venez donc : je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Qui mange ma chair et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Seigneur, je crois et j’adore :
mon âme, haletante de désir, s’élance vers vous : et puis soudain une grande frayeur l’arrête : car, hélas ! que suis-je pour oser m’approcher de mon Dieu ? Quand je considère mes souillures, ma bassesse,
ma misère profonde, je n’ai plus qu’un sentiment, qu’une
parole : Retirez-vous de moi, parce que je suis un homme pécheur.
Cependant, ô Jésus ! ce sont les pécheurs que Vous êtes venu appeler, et non pas les justes. Et c’est pourquoi, frappant ma poitrine
et implorant votre miséricorde, je me lèverai et j’irai : j’irai avec
une vive joie, avec un ardent amour, vers le Fils, le Verbe, splendeur de la gloire de Dieu, et figure de Sa substance, vers le Sauveur
divin qui nous purifie de nos péchés, qui s’incorpore à sa
créature, pour l’élever jusqu’à lui ; j’irai et je dirai : Seigneur, je ne suis pas digne que Vous entriez en moi ; mais dites seulement un mot, et mon âme sera guérie.
le culte de l’ancienne alliance, n’était qu’une légère ombre des
mystères de l’homme-Dieu. David célèbre avec pompe le retour de
l’arche à Jérusalem : mais cette arche était vide, elle ne renfermait
pas le Sauveur du genre humain. Salomon bâtit un temple magnifique :
il en fait, en présence du peuple saisi de respect, la dédicace
solennelle ; des victimes sans nombre sont immolées, mais ces victimes,
qu’est-ce ? de vils animaux dont le sang ne peut apaiser la
souveraine Justice. Le monde demeurait dans l’attente du salut
annoncé, lorsque voilà qu’au moment prédit, s’accomplissent les promesses aperçues et saluées de loin par les Patriarches, durant leur
pèlerinage sur la terre. Le Désiré des nations, le Dominateur, l’Ange de l’alliance, celui dont le nom est Jehovah, vient dans Son temple, et le vrai sacrifice de propitiation remplace à jamais
les sacrifices figuratifs. Au fond du tabernacle, sous les voiles du
sanctuaire repose l’Hostie toujours vivante, l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. Le même qui est assis à la droite du Père,
est là présent, et Sa voix nous appelle : Prenez et mangez, ceci est mon corps ; buvez, ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, répandu pour la rémission des péchés. Mangez, ô
mes amis ! Buvez, enivrez-vous, mes bien-aimés ! vous tous qui avez soif, venez à la source dont les eaux rejaillissent dans l’éternelle vie. Ceux qui, refusant de se désaltérer à cette source
pure, s’en vont cherchant à l’écart des eaux furtives, Dieu leur
prépare un breuvage assoupissant, et leurs yeux se ferment. Dans ce sommeil, il leur semble qu’ils ont faim et qu’ils mangent, et au réveil leur âme est vide. Altérés, ils rêvent qu’ils boivent, et ils se réveillent pleins de lassitude, et ils ont encore soif, et leur âme est vide. Venez donc : je suis le pain de vie ; celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Qui mange ma chair et boit mon sang, a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Seigneur, je crois et j’adore :
mon âme, haletante de désir, s’élance vers vous : et puis soudain une grande frayeur l’arrête : car, hélas ! que suis-je pour oser m’approcher de mon Dieu ? Quand je considère mes souillures, ma bassesse,
ma misère profonde, je n’ai plus qu’un sentiment, qu’une
parole : Retirez-vous de moi, parce que je suis un homme pécheur.
Cependant, ô Jésus ! ce sont les pécheurs que Vous êtes venu appeler, et non pas les justes. Et c’est pourquoi, frappant ma poitrine
et implorant votre miséricorde, je me lèverai et j’irai : j’irai avec
une vive joie, avec un ardent amour, vers le Fils, le Verbe, splendeur de la gloire de Dieu, et figure de Sa substance, vers le Sauveur
divin qui nous purifie de nos péchés, qui s’incorpore à sa
créature, pour l’élever jusqu’à lui ; j’irai et je dirai : Seigneur, je ne suis pas digne que Vous entriez en moi ; mais dites seulement un mot, et mon âme sera guérie.