1. Le F. Seigneur, quelle est ma confiance en cette vie,
et ma plus grande consolation au milieu de tout ce qui
s’offre à mes regards sous le ciel ?
N’est-ce pas Vous, Seigneur mon Dieu, dont la miséricorde est infinie ?
Où ai-je été bien sans Vous ? et avec Vous, où ai-je pu
être mal ?
J’aime mieux être pauvre à cause de Vous, que riche sans vous.
J’aime mieux être avec Vous voyageur sur la terre, que
de posséder le ciel sans Vous. Où Vous êtes, là est le ciel ;
et la mort et l’enfer sont où Vous n’êtes pas.
Vous êtes tout mon désir : et c’est pourquoi je ne puis,
loin de Vous, que soupirer, gémir, prier.
Je ne puis me confier pleinement qu’en Vous seul, Ô
mon Dieu !
Vous êtes mon espérance, ma confiance, mon consolateur
toujours fidèle.
2. Tous cherchent leur intérêt ; Vous seul Vous
cherchez que mon salut et mon avancement, et Vous disposez
tout pour mon bien.
Même quand Vous m’exposez à beaucoup de tentations
et de peines, c’est encore pour mon avantage ; car Vous
avez coutume d’éprouver ainsi ceux qui Vous sont chers.
Et je ne dois pas moins Vous aimer ni Vous louer dans
ces épreuves, que si Vous me remplissiez des plus douces
consolations.
et ma plus grande consolation au milieu de tout ce qui
s’offre à mes regards sous le ciel ?
N’est-ce pas Vous, Seigneur mon Dieu, dont la miséricorde est infinie ?
Où ai-je été bien sans Vous ? et avec Vous, où ai-je pu
être mal ?
J’aime mieux être pauvre à cause de Vous, que riche sans vous.
J’aime mieux être avec Vous voyageur sur la terre, que
de posséder le ciel sans Vous. Où Vous êtes, là est le ciel ;
et la mort et l’enfer sont où Vous n’êtes pas.
Vous êtes tout mon désir : et c’est pourquoi je ne puis,
loin de Vous, que soupirer, gémir, prier.
Je ne puis me confier pleinement qu’en Vous seul, Ô
mon Dieu !
Vous êtes mon espérance, ma confiance, mon consolateur
toujours fidèle.
2. Tous cherchent leur intérêt ; Vous seul Vous
cherchez que mon salut et mon avancement, et Vous disposez
tout pour mon bien.
Même quand Vous m’exposez à beaucoup de tentations
et de peines, c’est encore pour mon avantage ; car Vous
avez coutume d’éprouver ainsi ceux qui Vous sont chers.
Et je ne dois pas moins Vous aimer ni Vous louer dans
ces épreuves, que si Vous me remplissiez des plus douces
consolations.
3. C’est donc en vous, Seigneur mon Dieu, que je mets
toute mon espérance et tout mon appui ; c’est dans votre
sein que je dépose toutes mes afflictions et toutes mes angoisses ;
car je ne trouve que faiblesse et inconstance dans
tout ce que je vois hors de Vous.
Il n’est point d’amis qui puissent me servir, point de
protecteurs qui me soient de secours, ni de sages qui me
donnent un conseil utile, ni de livre qui me console, ni
de trésor assez grand pour me racheter, ni de lieu assez
secret pour m’offrir un sûr asile, si Vous ne daignez vous
même me secourir, m’aider, me fortifier, me consoler,
m’instruire et me prendre sous Votre garde.
4. Car tout ce qui semble devoir procurer la paix et le
bonheur, n’est rien sans Vous, et réellement ne sert de rien
pour rendre heureux.
Vous êtes donc le principe et le terme de tous les biens,
la plénitude de la vie, la source inépuisable de toute
lumière et de toute parole ; et la plus grande consolation
de vos serviteurs est d’espérer uniquement en Vous.
Mes yeux sont élevés vers Vous ; en Vous je mets toute
ma confiance, mon Dieu, père des miséricordes.
Sanctifiez mon âme, bénissez-la de Votre céleste bénédiction,
afin qu’elle devienne Votre demeure sainte, le siège
de Votre éternelle gloire, et que, dans ce temple où Vous
ne dédaignez pas d’habiter, il n’y ait rien qui offense Vos
regards.
toute mon espérance et tout mon appui ; c’est dans votre
sein que je dépose toutes mes afflictions et toutes mes angoisses ;
car je ne trouve que faiblesse et inconstance dans
tout ce que je vois hors de Vous.
Il n’est point d’amis qui puissent me servir, point de
protecteurs qui me soient de secours, ni de sages qui me
donnent un conseil utile, ni de livre qui me console, ni
de trésor assez grand pour me racheter, ni de lieu assez
secret pour m’offrir un sûr asile, si Vous ne daignez vous
même me secourir, m’aider, me fortifier, me consoler,
m’instruire et me prendre sous Votre garde.
4. Car tout ce qui semble devoir procurer la paix et le
bonheur, n’est rien sans Vous, et réellement ne sert de rien
pour rendre heureux.
Vous êtes donc le principe et le terme de tous les biens,
la plénitude de la vie, la source inépuisable de toute
lumière et de toute parole ; et la plus grande consolation
de vos serviteurs est d’espérer uniquement en Vous.
Mes yeux sont élevés vers Vous ; en Vous je mets toute
ma confiance, mon Dieu, père des miséricordes.
Sanctifiez mon âme, bénissez-la de Votre céleste bénédiction,
afin qu’elle devienne Votre demeure sainte, le siège
de Votre éternelle gloire, et que, dans ce temple où Vous
ne dédaignez pas d’habiter, il n’y ait rien qui offense Vos
regards.
Regardez-moi, Seigneur, dans Votre immense bonté, et, selon l’abondance de Vos miséricordes, exaucez la prière
de Votre serviteur misérable, exilé loin de Vous dans la région
des ténèbres et de la mort.
Protégez et conservez l’âme de votre pauvre serviteur
au milieu des dangers de cette vie corruptible ; que votre
grâce l’accompagne et le conduise, par le chemin de la
paix, dans la patrie de l’éternelle lumière. Ainsi soit-il !
de Votre serviteur misérable, exilé loin de Vous dans la région
des ténèbres et de la mort.
Protégez et conservez l’âme de votre pauvre serviteur
au milieu des dangers de cette vie corruptible ; que votre
grâce l’accompagne et le conduise, par le chemin de la
paix, dans la patrie de l’éternelle lumière. Ainsi soit-il !
Quand on a tout parcouru, tout entendu, tout vu, il faut en revenir
à cette parole qui renferme toute sagesse et toute perfection : Dieu
Seul. « Considérez, disait un humble religieux de saint François,
des mille millions de créatures plus parfaites que celles qui sont
à présent, tant dans les voies de la nature que dans les voies de
la grâce. Réitérez à l’infini votre multiplication, et comparez
ensuite ces créatures si parfaites au grand Dieu des éternités ;
dans cette vue, elles deviennent à rien. Je prenais, ajouta-t-il, un
grand plaisir dans cette multiplication ; et de voir qu’en même
temps que l’Être de Dieu paraissait, ces créatures qui se montraient
si excellentes et si pleines de gloire, se retiraient d’une
rapidité incroyable dans leur centre qui est le néant. Et voyant
que le grand Dieu était en moi, et plus en moi que je n’y étais
moi-même, j’en ressentais une joie inexplicable, et je ne pouvais
comprendre comment Il était possible d’avoir Dieu en soi et partout
au dehors de soi, et de s’occuper des créatures. J’étais ravi
qu’Il fût seul éternel, seul immuable, seul infini, et je vous dis
en vérité, qu’en disant : En mon Dieu tout est Dieu, ma volonté
était touchée d’un si grand et si ardent amour, qu’il me
semblait que tout l’être créé disparaissait devant moi, et qu’à
jamais je ne serais plus occupé que de Dieu seul. Je ne puis expliquer l’infinie jubilation de mon cœur à la vue de ses immenses
perfections : mais voyant ses grandeurs incompréhensibles, et
d’autre part mon néant avec toutes les misères qui l’accompagnent,
j’allais de l’infini à l’infini, et je me trouvais incapable, de l’infini,
à l’infini de l’aimer comme je l’aurais voulu, ce qui me faisait souffrir
inénarrablement ; car plus je me trouvais impuissant à l’aimer
d’un amour réciproque, plus un secret amour me dévorait intérieurement.
Alors j’allais cherchant des secrets dans ma bassesse,
comme navré et enivré d’amour, ne connaissant pas ce que je faisais :
et, chose étrange, dans ce travail de l’âme, ces saillies de
l’infini en perfection à l’infini de ma bassesse, m’étaient autant
« de feux d’amour qui me consumaient de leurs ardeurs. »
à cette parole qui renferme toute sagesse et toute perfection : Dieu
Seul. « Considérez, disait un humble religieux de saint François,
des mille millions de créatures plus parfaites que celles qui sont
à présent, tant dans les voies de la nature que dans les voies de
la grâce. Réitérez à l’infini votre multiplication, et comparez
ensuite ces créatures si parfaites au grand Dieu des éternités ;
dans cette vue, elles deviennent à rien. Je prenais, ajouta-t-il, un
grand plaisir dans cette multiplication ; et de voir qu’en même
temps que l’Être de Dieu paraissait, ces créatures qui se montraient
si excellentes et si pleines de gloire, se retiraient d’une
rapidité incroyable dans leur centre qui est le néant. Et voyant
que le grand Dieu était en moi, et plus en moi que je n’y étais
moi-même, j’en ressentais une joie inexplicable, et je ne pouvais
comprendre comment Il était possible d’avoir Dieu en soi et partout
au dehors de soi, et de s’occuper des créatures. J’étais ravi
qu’Il fût seul éternel, seul immuable, seul infini, et je vous dis
en vérité, qu’en disant : En mon Dieu tout est Dieu, ma volonté
était touchée d’un si grand et si ardent amour, qu’il me
semblait que tout l’être créé disparaissait devant moi, et qu’à
jamais je ne serais plus occupé que de Dieu seul. Je ne puis expliquer l’infinie jubilation de mon cœur à la vue de ses immenses
perfections : mais voyant ses grandeurs incompréhensibles, et
d’autre part mon néant avec toutes les misères qui l’accompagnent,
j’allais de l’infini à l’infini, et je me trouvais incapable, de l’infini,
à l’infini de l’aimer comme je l’aurais voulu, ce qui me faisait souffrir
inénarrablement ; car plus je me trouvais impuissant à l’aimer
d’un amour réciproque, plus un secret amour me dévorait intérieurement.
Alors j’allais cherchant des secrets dans ma bassesse,
comme navré et enivré d’amour, ne connaissant pas ce que je faisais :
et, chose étrange, dans ce travail de l’âme, ces saillies de
l’infini en perfection à l’infini de ma bassesse, m’étaient autant
« de feux d’amour qui me consumaient de leurs ardeurs. »