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Extrait
Cette sœur chérie recevait mes confidences les plus intimes ; elle éclairait tous mes doutes. Un jour, je lui témoignais ma surprise de ce que le bon Dieu ne donne pas une gloire égale dans le ciel à tous les élus ; j’avais peur que tous ne fussent pas heureux. Alors elle m’envoya chercher le grand verre de papa et le mit à côté de mon petit dé ; puis, les remplissant d’eau tous deux, elle me demanda lequel paraissait le plus rempli. Je lui dis que je les voyais aussi pleins l’un que l’autre, et qu’il était impossible de leur verser plus d’eau qu’ils n’en pouvaient contenir. Pauline me fit alors comprendre qu’au ciel le dernier des élus n’envierait pas le bonheur du premier. C’est ainsi que, mettant à ma portée les plus sublimes secrets, elle donnait à mon âme la nourriture qui lui était nécessaire.
Source Histoire d’une âme, partie 1, chapitre 2, §14 · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon sainte Thérèse de Lisieux, sa sœur aînée Pauline accueillait ses confidences et éclairait ses doutes avec des images simples : un dé à coudre et un grand verre remplis d’eau sont aussi pleins l’un que l’autre, comme chacun, au ciel, est comblé selon sa mesure sans envier personne. Aujourd’hui, écoute vraiment une personne qui se confie à toi, avec douceur et sans juger, et si tu le peux, réponds-lui par une image simple plutôt que par un long discours.
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