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Extrait
J’avais un grand désir de pratiquer la vertu, toutefois je m’y prenais d’une singulière façon : je n’étais pas habituée à me servir ; Céline faisait notre chambre, et moi je ne m’occupais d’aucun travail de ménage. Il m’arrivait quelquefois, pour faire plaisir au bon Dieu, de couvrir le lit, ou bien le soir d’aller, en l’absence de ma sœur, rentrer ses boutures et ses pots de fleurs. Comme je l’ai dit, c’était pour le bon Dieu tout seul que je faisais ces choses ; ainsi, je n’aurais pas dû attendre le merci des créatures.
Source Histoire d’une âme, partie 1, chapitre 4, §20 · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon sainte Thérèse de Lisieux, qui se souvient ici d’elle enfant, les petits services rendus « pour faire plaisir au bon Dieu » n’ont pas besoin d’un merci : leur valeur est dans l’amour qui les fait naître. Elle avoue en souriant qu’elle attendait pourtant ce merci. Aujourd’hui, rends un petit service discret à quelqu’un de ta maison ou de ton travail, et laisse-le passer inaperçu, en l’offrant simplement à Dieu.
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