De la sorte, le fils des Vainqueurs a pris, d'une prise
ferme, la pensée de Bodhi : désormais, sans défaillance, il
s'efforce de ne pas violer les règles des bodhisattvas.
Une action entreprise en hâte et sans convenable
examen, — y eût-il promesse, — on verra s'il faut la faire
ou ne pas la faire.
Mais cette règle des bodhisattvas, examinée par les
Bouddhas, par leurs fils de grande science, Maitreyanâtha
et les autres Bodhisattvas, — par moi-même enfin, dans
la mesure de mes forces, — pourquoi tarderai-je à m’y soumettre ?
J'ai fait un vœu, et quel vœu ! Si je ne l'accomplis
pas, je trompe toutes les créatures qui comptent sur moi :
quelle destinée me préparé-je ?
Car il est dit : « Donner en pensée si petite chose que
ce soit, ne pas la donner en effet : on devient un preta
(et, s'il y a eu promesse, on est damné). »
Que dire de celui qui promet dans son cœur et à haute
voix le bonheur suprême aux créatures ? Qui ne trompe-t-il
pas ? Quelle sera sa destinée ?
7) Il voit « Celui qui sait tout », cette marche incompréhensible de l’acte : il fait parvenir à la délivrance les hommes mêmes qui abandonnent la pensée de Bodhi.
8) Et c’est pourquoi toute défaillance du bodhisattva est très grave : par sa défaillance, le salut de toute créature périclite.
ferme, la pensée de Bodhi : désormais, sans défaillance, il
s'efforce de ne pas violer les règles des bodhisattvas.
Une action entreprise en hâte et sans convenable
examen, — y eût-il promesse, — on verra s'il faut la faire
ou ne pas la faire.
Mais cette règle des bodhisattvas, examinée par les
Bouddhas, par leurs fils de grande science, Maitreyanâtha
et les autres Bodhisattvas, — par moi-même enfin, dans
la mesure de mes forces, — pourquoi tarderai-je à m’y soumettre ?
J'ai fait un vœu, et quel vœu ! Si je ne l'accomplis
pas, je trompe toutes les créatures qui comptent sur moi :
quelle destinée me préparé-je ?
Car il est dit : « Donner en pensée si petite chose que
ce soit, ne pas la donner en effet : on devient un preta
(et, s'il y a eu promesse, on est damné). »
Que dire de celui qui promet dans son cœur et à haute
voix le bonheur suprême aux créatures ? Qui ne trompe-t-il
pas ? Quelle sera sa destinée ?
7) Il voit « Celui qui sait tout », cette marche incompréhensible de l’acte : il fait parvenir à la délivrance les hommes mêmes qui abandonnent la pensée de Bodhi.
8) Et c’est pourquoi toute défaillance du bodhisattva est très grave : par sa défaillance, le salut de toute créature périclite.
9) Et pour les autres, pour ceux qui mettent obstacle, ne fût-ce qu’un instant, au mérite du bodhisattva, il n’est pas de terme à leurs mauvaises destinées, car ils détruisent le salut des créatures.
10) On se perd quand on compromet le salut d’une seule créature : que dire du mal fait à tous les vivants qui habitent l’immensité de l’étendue ?
11) Et, de la sorte, ballotté dans les existences, [tiré en arrière] par le poids des fautes, [tiré en avant par la force de la pensée de Bodhi qu’il a conçue], [le bodhisattva] s’attarde à la conquête de la sainteté.
12) Aussi dois-je faire scrupuleusement ce que j’ai promis de faire. Aujourd’hui même, il faut travailler ; sinon, je tomberai de plus en plus bas.
13) [Aujourd’hui même :] innombrables sont passés les Bouddhas cherchant toute créature [pour la guérir] ; par ma faute, leurs remèdes me sont demeurés inapplicables.
14) Et si, aujourd’hui encore, je me conduis comme j’ai fait trop souvent : je vais [certainement] aux mauvaises destinées, à la maladie, à la mort, aux mutilations, aux lacérations.
15-16 a) Et quand obtiendrai-je ce qui est si difficile à obtenir, la rencontre d’un Tathâgata, la foi, l’état d’homme, l’aptitude à pratiquer le bien [par l’intégrité des organes], et un jour, [une période] de santé, avec ce qu’il faut pour vivre et à l’abri des misères ?
10) On se perd quand on compromet le salut d’une seule créature : que dire du mal fait à tous les vivants qui habitent l’immensité de l’étendue ?
11) Et, de la sorte, ballotté dans les existences, [tiré en arrière] par le poids des fautes, [tiré en avant par la force de la pensée de Bodhi qu’il a conçue], [le bodhisattva] s’attarde à la conquête de la sainteté.
12) Aussi dois-je faire scrupuleusement ce que j’ai promis de faire. Aujourd’hui même, il faut travailler ; sinon, je tomberai de plus en plus bas.
13) [Aujourd’hui même :] innombrables sont passés les Bouddhas cherchant toute créature [pour la guérir] ; par ma faute, leurs remèdes me sont demeurés inapplicables.
14) Et si, aujourd’hui encore, je me conduis comme j’ai fait trop souvent : je vais [certainement] aux mauvaises destinées, à la maladie, à la mort, aux mutilations, aux lacérations.
15-16 a) Et quand obtiendrai-je ce qui est si difficile à obtenir, la rencontre d’un Tathâgata, la foi, l’état d’homme, l’aptitude à pratiquer le bien [par l’intégrité des organes], et un jour, [une période] de santé, avec ce qu’il faut pour vivre et à l’abri des misères ?
16 b) La vie est courte et décevante, le corps nous est prêté [pour un instant].
17) Certes, à me conduire comme je fais, je ne renaîtrai pas dans l’humanité : hors de l’humanité, c’est le péché qui m’attend, jamais le bien.
18) Comment, capable aujourd’hui du bien, je ne fais pas le bien ! Comment le ferai-je, égaré ou aveuglé au milieu des tortures infernales ou dans la bestialité !
19) Je ne fais pas le bien et j’accumule le mal : pour des millions de millénaires, le nom même de « bonne destinée » a péri pour moi.
20) C’est pourquoi Bhagavat a proclamé l’humanité très difficile à obtenir ; — de même qu’il est difficile à une tortue aveugle de rencontrer un joug [ballotté par les vents] au milieu du Grand Océan, et de passer le cou dans son orifice.
21) [La raison en est manifeste :] le coupable reste toute une période cosmique dans l’Avīci, [le plus terrible des enfers], pour un péché qui ne dure qu’un instant. Si les péchés sont accumulés depuis le commencement des temps, parler de « bonne destinée », c’est une plaisanterie.
22) Si du moins on était délivré [du péché et de ses suites]…
17) Certes, à me conduire comme je fais, je ne renaîtrai pas dans l’humanité : hors de l’humanité, c’est le péché qui m’attend, jamais le bien.
18) Comment, capable aujourd’hui du bien, je ne fais pas le bien ! Comment le ferai-je, égaré ou aveuglé au milieu des tortures infernales ou dans la bestialité !
19) Je ne fais pas le bien et j’accumule le mal : pour des millions de millénaires, le nom même de « bonne destinée » a péri pour moi.
20) C’est pourquoi Bhagavat a proclamé l’humanité très difficile à obtenir ; — de même qu’il est difficile à une tortue aveugle de rencontrer un joug [ballotté par les vents] au milieu du Grand Océan, et de passer le cou dans son orifice.
21) [La raison en est manifeste :] le coupable reste toute une période cosmique dans l’Avīci, [le plus terrible des enfers], pour un péché qui ne dure qu’un instant. Si les péchés sont accumulés depuis le commencement des temps, parler de « bonne destinée », c’est une plaisanterie.
22) Si du moins on était délivré [du péché et de ses suites]…