Le Cours ne présente pas cette conscience comme une chose apparue dans le temps, ni comme un phénomène produit par le silence mental. Le silence peut laisser tomber le bavardage, mais il ne crée pas le Fils de Dieu : sa réalité est éternelle, et son origine n’est pas un événement que l’esprit puisse expliquer.
Dans la logique d’ACIM, demander « comment cette conscience a-t-elle commencé ? » suppose qu’elle a commencé. Or le Cours situe toute origine dans la création de Dieu, qui n’est pas une cause passée parmi d’autres. L’Expiation ne fabrique donc pas une conscience nouvelle : elle corrige la croyance en la séparation et rend possible le souvenir de ce qui n’a jamais cessé d’être vrai. Ch.3 — Expiation sans sacrifice ; Ch.13 — Le Fils non coupable de Dieu.
Le Cours ne dit pas que Dieu ignore l’existence de Son Fils. Il enseigne plutôt que Dieu et le Christ sont dans une unité qui n’a pas besoin d’être observée ni expliquée depuis l’extérieur. Chercher une cause antérieure à cette unité revient à appliquer à l’éternel les catégories du temps et de la causalité du rêve. Ch.15 — L’instant saint et l’attraction de Dieu