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Leçon 4
Leçon 4

Ces pensées n'ont pas de signification.

Contrairement aux précédentes, ces exercices ne commencent pas par l'idée du jour. Pendant ces périodes de pratique, commencez par noter les pensées qui traversent votre esprit pendant environ une minute. Puis appliquez l'idée à celles-ci. Si vous êtes déjà conscient de pensées malheureuses, utilisez-les comme sujets pour l'idée. Cependant, ne sélectionnez pas uniquement les pensées que vous jugez « mauvaises ». Vous constaterez, si vous vous entraînez à observer vos pensées, qu'elles représentent un tel mélange que, d'une certaine manière, aucune d'elles ne peut être qualifiée de « bonne » ou de « mauvaise ». C'est pourquoi elles n'ont pas de signification.

En choisissant les sujets pour l'application de l'idée d'aujourd'hui, la spécificité habituelle est requise. N'ayez pas peur d'utiliser des pensées « bonnes » aussi bien que des pensées « mauvaises ». Aucune d'elles ne représente vos véritables pensées, qui sont couvertes par celles-ci. Les « bonnes » dont vous êtes conscient ne sont que des ombres de ce qui se trouve au-delà, et les ombres rendent la vue difficile. Les « mauvaises » sont des obstacles à la vue, et rendent la vision impossible. Vous ne voulez ni des unes ni des autres.

C'est un exercice important, qui sera répété de temps à autre sous une forme un peu différente. Le but ici est de vous entraîner aux premières étapes vers l'objectif de séparer l'insignifiant du significatif. C'est une première tentative dans le but à long terme d'apprendre à voir l'insignifiant comme extérieur à vous, et le significatif comme intérieur. C'est aussi le début de l'entraînement de votre esprit à reconnaître ce qui est identique et ce qui est différent. En utilisant vos pensées pour l'application de l'idée d'aujourd'hui, identifiez chaque pensée par la figure ou l'événement central qu'elle contient ; par exemple :

Cette pensée à propos de ___ n'a pas de signification.

Elle est comme les choses que je vois dans cette pièce [ou où que vous soyez].

Vous pouvez également utiliser l'idée pour une pensée particulière que vous reconnaissez comme nuisible. Cette pratique est utile, mais ne remplace pas les procédures plus aléatoires à suivre pour les exercices. N'inspectez toutefois pas votre esprit pendant plus d'une minute environ. Vous êtes encore trop inexpérimenté pour éviter une tendance à devenir inutilement absorbé. De plus, puisque ces exercices sont les premiers de ce genre, vous pourriez trouver particulièrement difficile la suspension du jugement en rapport avec les pensées. Ne répétez pas ces exercices plus de trois ou quatre fois par jour. Nous y reviendrons plus tard.

✨ Résumé & mise en application

Regarder ses pensées comme des nuages qui passent, voici une leçon qui marque un tournant important. Jusqu'à présent, tu regardais le monde extérieur, les objets, les pièces, les rues. Maintenant, le cours t'invite à tourner ton regard vers l'intérieur, vers ces pensées qui dansent sans cesse dans ton esprit. C'est un peu comme si tu décidais enfin de regarder le projecteur plutôt que l'écran. La leçon 4 te dit que ces pensées, les « bonnes » comme les « mauvaises », ne signifient rien, car elles ne sont pas tes pensées réelles.

L'exercice est simple mais profond. Tu commences par noter les pensées qui te traversent l'esprit pendant environ une minute. Puis tu appliques l'idée à chaque pensée: « Cette pensée à propos de ___ ne signifie rien. Elle est comme les choses que je vois dans cette pièce. » Tu ne choisis pas seulement les pensées « mauvaises ». Les bonnes pensées aussi sont des ombres qui rendent la vue difficile; les mauvaises bloquent complètement la vue. Tu ne veux ni les unes ni les autres, car aucune ne représente tes pensées réelles.

Cette leçon est la première qui s'attaque directement au mental, après trois leçons consacrées au monde extérieur. La progression est magnifique: d'abord les objets ne signifient rien (leçon 1), puis c'est toi qui leur as donné leur signification (leçon 2), puis tu ne comprends rien (leçon 3), et maintenant tes propres pensées conscientes ne sont pas plus réelles. C'est comme si le cours te dépouillait couche après couche. La leçon 5 viendra appliquer cette même logique à tes contrariétés.

Pour aujourd'hui, assieds-toi calmement et observe tes pensées défiler. Ne les juge pas, ne les retiens pas, ne les repousse pas. Dis simplement de chacune: « Cette pensée ne signifie rien. » Fais-le le matin et le soir, et tu verras peu à peu l'espace entre toi et tes pensées s'agrandir.

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